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 Diagnostic

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J'ai 34 ans et le rhumatologue m'a diagnostiqué une pelvispondylite (périphérique) au bout de 4 mois de visites régulières et d'importantes douleurs (des talalgies qui ont duré plus de 6 mois, puis les pieds: orteils,sur les côtés, les mains ...) . Je suis porteuse de l'antigène HLA B27 et après avoir pris du médrol + felden sans beaucoup d'effets je prends maintenant de la salazopyrine (4 comp/jr) depuis plus de 9 mois. Pendant les 3 premiers mois de ce nouveau traitement, j'ai continué à prendre le médrol+felden puis arrêté le médrol puis le felden. Les douleurs se sont beaucoup atténuées mais tous les jours je "sens" mes pieds : des petites douleurs ...,deux orteils en saucisse, le coude et l'épaule parfois.
Est-ce-que la pelvispondylite peut dévier vers la PR?
Quelles sont les grandes différences entre ces 2 maladies?
Quels sont les examens approfondis que le rhumatologue doit pratiquer (les radios ...) et à quelle fréquence ?

 

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La polyarthrite rhumatoïde (PR) et la spondylarthrite ankylosante (Sp.a) sont deux maladies différentes, ayant chacune des caractéristiques particulières. Il n’y a pas de « déviation » possible de l’une vers l’autre, mais le diagnostic peut hésiter au début entre les deux, ce qui paraît avoir été votre cas.

Dans la sp.a, les hommes sont touchés cinq fois plus fréquemment que les femmes (un homme pour 3-4 femmes dans la PR).

La sp.a, dans sa forme classique touche environ 1 pour 1'000 de la population générale (1 pour 100 dans la PR).

Sur le plan héréditaire, on constate une agrégation familiale plus nette que dans la PR. L’antigène tissulaire HLA-B27 est présent chez plus de 90 pour 100 des patients (pour 7 pour 100 de la population générale).

Sur le plan clinique, la PR est essentiellement une maladie des articulations périphériques, alors que la Sp.a est essentiellement une maladie de la colonne vertébrale et des articulations sacro-iliaques.

Toutefois, dans 20 pour 100 des cas, les premiers symptômes de la Sp.a peuvent concerner certaines articulations périphériques. Il s’agit surtout des articulations des membres inférieurs. On considère comme très caractéristique de la Sp.a l’atteinte du talon (douleur inférieure de la fasciite plantaire ou douleur postérieure de l’insertion du tendon d’Achille), de la symphyse pubienne ou encore du sternum (articulation manubrio sternale), et surtout des articulations sacro-iliaques.

On peut observer également dans ces formes de Sp.a des atteintes de la peau (psoriasis), des muqueuses buccales ou génitales, des conjonctives ou de l’iris.

Le diagnostic de Sp.a est suspecté sur la base des manifestations cliniques susmentionnées. Il est confirmé par les éléments suivants :

  • absence de facteurs rhumatoïdes
  • présence de l’antigène HLA-B27
  • signes cliniques positifs pour une atteinte des articulations sacro-iliaques
  • démonstration d’une sacro-iliite par la radiologie conventionnelle ou par les nouvelles méthodes d’imagerie

Le diagnostic une fois établi, la surveillance de l’évolution se fait sur des critères cliniques et sur le contrôle de la vitesse de sédimentation.

Les érosions qui peuvent être constatées radiologiquement au niveau des insertions (calcanéum) ou des articulations sacro-iliaques, ou encore de certaines articulations périphériques, n’ont pas le même caractère destructeur que dans la PR, si bien que les contrôles radiologiques peuvent être espacés : ils révèlent le plus souvent des phénomènes de réparation pouvant aller jusqu’à des ponts osseux.

Le traitement que vous recevez est tout à fait adéquat. A noter que, si une certaine raideur vertébrale est constatée (au niveau lombaire), il convient d’ajouter au traitement médicamenteux une physiothérapie spécialisée.

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