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Il est exact que le sexe féminin
et le sexe masculin ne payent pas le même tribut aux maladies rhumatismales
inflammatoires : ainsi la polyarthrite rhumatoïde touche 3 à 4
fois plus de femmes que d’hommes, tandis que la spondylarthrite ankylosante
touche 5 à 7 fois plus d’hommes que de femmes !
Si l’on regarde de plus près le
problème de la polyarthrite rhumatoïde, le problème est plus complexe. Cette
importante différence de fréquence est évaluée sur l’ensemble des cas, tous
âges confondus. D’autres études ont révélé que, pour un début de la maladie
situé entre 16 et 35 ans, il y a 6,8 fois plus de femmes que d’hommes. A
l’inverse, pour un début au-delà de 65 ans, il y a seulement 1,9 fois plus de
femmes que d’hommes. Ces chiffres varient d’autre part selon les races et les
groupes ethniques.
Ces chiffres tendent à confirmer
l’opinion que des facteurs héréditaires (liés notamment à certains
antigènes d’histo-compatibilité portés par les chromosomes) jouent un rôle
évident. Il y a de plus des facteurs liés au sexe : tout se passe comme si
les hommes profitaient dans les premières décades d’un certain facteur de
protection contre la maladie, protection qu’ils perdraient avec l’âge. A
l’inverse la femme présente des rémissions de la maladie pendant une grossesse,
et des exacerbations dans les suites de l’accouchement.
La particularité que vous signalez est donc
explicable par l’héritage génétique, lié au sexe, et non pas par des facteurs
environnementaux. |