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 Traitements Médicamenteux

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 QUESTION 143

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J' ai de la PR depuis dix ans , toujours suivi par un rhumatologue, j' ai déjà passé pas mal d' étapes dans les traitements , notamment aux immunosuppresseurs. Metotrexate, arava. Récemment, j' ai fait une allergie à l' Arava, j' ai dû arrêter ce traitement que par ailleurs je supportais bien. Je suis maintenant à l 'immurek + celebrex.
Ma question est: que se passera-t-il lorsque j' aurai épuisé toutes les thérapies possibles et actuellement connues pour faire face à cette redoutable maladie ?

 

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Votre question nous ramène à l’ « arsenal médicamenteux » et à la « tactique » thérapeutique dans la polyarthrite rhumatoïde.

Comme vous le savez, il faut distinguer deux grandes classes de médicaments. Les uns (anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme le Celebrex, ou stéroïdiens) ne fond que suspendre les effets de l’inflammation et cela de façon transitoire. Les autres (traitements de fond) ont l’ambition d’attaquer la maladie rhumatoïde elle-même, en visant une action à long terme. Il est habituel d’associer ces deux types de médication.

La difficulté est de choisir et de planifier le traitement de fond en puisant dans la panoplie des moyens à disposition. Il faut savoir :

  1. Certains médicaments, autrefois au premier plan, comme les sels d’or, sont actuellement délaissés en raison de la sévérité de leurs effets secondaires.
  2. D’autres médicaments comme la Salazopyrine ou les antimalariques, ont une efficacité reconnue, pouvant être suffisante pour des maladies peu agressives.
  3. Le Methotrexate est reconnu actuellement comme le médicament le plus maniable ambulatoirement parmi les immunosuppresseurs, mais ses effets secondaires nécessitent une surveillance attentive.
  4. Le léflunomide (Arava®) lancé en 1998, disponible en Suisse depuis environ 3 ans, représente un enrichissement important.
  5. Pour chacun de ces traitements de fond, le traitement peut se heurter soit à des phénomènes d’intolérance (« allergie » comme dans votre cas, ou effet secondaire intolérable) soit à une non-réponse. Les patients « non-répondeurs » représentent pour chaque médicament un pourcentage non négligeable ; ils ne peuvent pas être connus à l’avance, mais seulement après une longue période d’observation sous ce médicament.
  6. Ces dernières années de nouveaux médicaments arrivent sur le marché : c’est le cas des médicaments anti-TNF (voir réponse à la question 92) et de l’antagoniste du récepteur de l’Interleukine 1 (IL-1Ra) commercialisé cette année aux USA sous le nom de Kineret.
  7. Il est bien évident qu’il s’agit là de médicaments d’ « avant-garde » qui sont réservés aux échecs des traitements de fonds « classiques ». Nous vous donnons cette indication pour répondre à votre dernière question : avec les nouvelles acquisitions de la recherche fondamentale sur les mécanismes complexes de l’inflammation rhumatismale, on peut s’attendre au développement de nouvelles thérapeutiques de fond.
Dans votre cas particulier, c’est l’évaluation précise du potentiel inflammatoire de votre maladie et de vos expériences thérapeutiques antérieures qui guidera votre médecin vers un plan médicamenteux efficace.

 Votre témoignage

 

 

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