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La périarthrite scapulo-humérale,
dont la capsulite rétractile de l’épaule est une des formes, ne fait pas partie
de la polyarthrite rhumatoïde. Il s’agit d’une maladie propre à l’épaule,
pouvant être bilatérale : vous trouverez des détails concernant cette
affection en consultant la réponse à la question 46 sur le même site.
Dans votre cas particulier, on
vous a parlé pour le côté gauche d’une capsulite rétractile. Du
côté droit, on vous parle vraisemblablement d’une algo-dystrophie (et
non pas d’une « arthro-distrophie »). Ceci veut dire que, au tableau
localisé de la capsulite rétractile, se surajoutent vraisemblablement une
déminéralisation osseuse (visible sur les radiographies) ainsi que des troubles
vasomoteurs et trophiques des parties molles, sous forme de chaleur, enflure,
ou moiteur et cyanose, pouvant intéresser la main du même côté (syndrome
épaule-main).
Dans les cas de capsulite
rétractile bilatérale, avec algo-dystrophie confirmée, on peut évoquer des
causes déclenchantes :
- traitement par des médicaments antituberculeux
(autrefois)
- traitement prolongé par le phénobarbital (luminal)
- traitement d’une hyperfonction thyroïdienne par l’iode
radioactif.
Mais souvent, l’algo-dystrophie
n’a pas de cause connue (si l’on excepte les cas liés à un infarctus du
myocarde, à une opération cardiaque ou à une affection neurologique).
Les capsulites rétractiles ont une évolution
spontanée qui peut s’étaler sur deux ans. Le traitement est centré sur une
longue rééducation, à sec ou en piscine, car les médicaments
anti-inflammatoires sont assez décevants. Par contre, s’il existe une
algo-dystrophie confirmée, la calcitonine est le médicament de choix. |