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La réponse à la question 24, sur
le même site, vous donne quelques renseignements généraux sur l’arthrite
chronique juvénile ou arthrite chronique de l’enfant. La Ligue
Internationale contre le Rhumatisme a défini des critères et une classification
des diverses formes de ce rhumatisme de l’enfant, en 1994, 1997 et 2001.
Actuellement, on s’accorde sur le
consensus suivant :
- Lorsque
les inflammations articulaires débutent avant l’âge de 16 ans et durent au
moins 6 semaines, en l’absence de toute autre étiologie, le diagnostic d’arthrite
juvénile idiopathique est posé
- Après
6 mois d’évolution (ce qui paraît être le cas pour votre fils), on peut classer
le patient dans une de ces formes diagnostiques :
- arthrite systémique
- oligo-arthrite persistante
- oligo-arthrite étendue
- polyarthrite, facteur rhumatoïde négatif
- polyarthrite, facteur rhumatoïde positif
- arthrite euthésique
- arthrite psoriasique
- autre arthrite
Dans le cas de votre fils, et sur
la base seulement des renseignements que vous nous donnez, on s’oriente vers l’oligo-arthrite
persistante (atteinte de 4 articulations au maximum, soit 2 genoux et 2
chevilles).
Parmi les examens sanguins, qui
ont été réalisés de façon tout à fait correcte, je retiens une vitesse de
sédimentation élevée, qui signe l’inflammation actuelle. Le test HLA B27
positif est plutôt associé à la forme euthésique, qui concerne en fait des
garçons plus âgés (10-14 ans). Du fait que ce test est positif dans environ 7 %
de la population saine, on ne peut pas en tirer de conclusions définitives. Il
faut rechercher la présence d’inflammation des insertions tendineuses et des
articulations vertébrales.
Dans la forme oligoarticulaire,
la plus vraisemblable dans ce cas, il est impératif de procéder à un
examen oculaire spécialisé, avec examen à la lampe à fente, pour détecter
précocement une uvéite fréquemment associée à cette forme particulière.
Les possibilités thérapeutiques
se sont élargies ces dernières années. Le traitement débute habituellement par
des anti-inflammatoires non stéroïdiens, qui seront associés si
nécessaire à un traitement de fond par le Methotrexate. Les traitements
les plus nouveaux sont gardés en réserve si le programme ci-dessus est
insuffisant. Des techniques de médecine physique pourront compléter l’effet des
médicaments.
Il est bien évident qu’une éventuelle uvéite
associée justifie un traitement spécialisé de complément. |