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 Diagnostic

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Bonjour,
atteinte de polyarthrite depuis dix ans, après diagnostic de la maladie, j'ai suivi un traitement de fond "plaquenil" assoscié à une dose de 4 mg de médrol pendant deux années. Je me suis marié et j'ai eu deux enfants, pendant toute cette période je n'ai pris aucun traitement. C'était une rémission mais les deux premières années ont laissé quand même des séquelles; le poignet gauche complètement fixe et de trois doigts que je ne peux pas plier. Depuis deux ans j'ai eu une poussée, un peu difficile,  je suis sous methotrexate a 7.5 mg/semaine et solupred à 10. Voici mes questions: est-ce le traitement adéquat? les corticoïdes sont-ils dangereux sachant que j'en ai pris à plusieurs reprises et à des doses supérieures (20 et même 40mg) pour une courte durée? depuis 9 mois, j'ai un oedème sur le dos de ma main qui ne veut pas disparaître et les médecins ne sont pas sûr que c'est dû à la PR ?pensez-vous que j'ai une forme sévère, ou pas, comment savoir ?

 

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L’évolution de votre maladie est assez caractéristique : il est connu qu’on observe une amélioration souvent spectaculaire pendant les deux derniers tiers d’une grossesse. La reprise d’activité de la maladie, après cette période d’accalmie, n’est pas obligatoire mais cependant fréquente.

Pour ce qui est de votre poignet, il est à souhaiter qu’il se soit fixé en position fonctionnelle (dans l’axe de l’avant-bras au mieux en légère flexion dorsale). S’il reste néanmoins douloureux (ce qui voudrait dire qu’il n’est pas complètement fixé), vous pourriez le soulager par le port d’une attelle. La tuméfaction du dos de la main pourrait être due soit à la synovite articulaire (épaississement inflammatoire de l’enveloppe articulaire avec formation de kystes élastiques) soit plus vraisemblablement à une ténosynovite des tendons extenseurs des doigts (épaississement « élastique » de l’enveloppe des tendons).

Dans ce dernier cas, on peut faire une observation tout à fait caractéristique : lors des mouvements de flexion-extension des doigts, la masse en question se déplace en un mouvement de va-et-vient. Par contre, si la tuméfaction est d’origine osseuse ou articulaire elle ne se déplace pas.

Cette précision du diagnostic est importante : s’il s’agit d’une ténosynovite des extenseurs, il y a un risque de rupture de ces tendons (voir réponse et schéma 41 sur le même site) et éventuellement une indication à une ténosynovectomie.

L’atteinte des trois doigts pourrait aussi être rapportée à une ténosynovite.

Un examen clinique précis et des clichés radiologiques de face et de profil seraient indispensables.

Vous nous posez la question de la cortisone. Ce traitement, introduit il y a cinquante ans, représentait pour ces malades un progrès considérable, mais au prix de certains effets secondaires (voir réponse à la question 27). Ces effets sont tout à fait tolérables jusqu’à une dose plafond de 7,5 ou 10 mg par jour. Au-delà, et surtout si le traitement se prolonge, il faut évaluer le risque d’ostéoporose cortisonique (minéralométrie).

Dans l’évolution de cette maladie, il existe divers degrés de sévérité. Cette sévérité est évaluée sur le plan clinique et radiologique, avec un compte des articulations touchées et des érosions radiologiques en fonction du temps écoulé.

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