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L’évolution de votre maladie est
assez caractéristique : il est connu qu’on observe une amélioration
souvent spectaculaire pendant les deux derniers tiers d’une grossesse. La
reprise d’activité de la maladie, après cette période d’accalmie, n’est pas
obligatoire mais cependant fréquente.
Pour ce qui est de votre poignet,
il est à souhaiter qu’il se soit fixé en position fonctionnelle
(dans l’axe de l’avant-bras au mieux en légère flexion dorsale). S’il reste
néanmoins douloureux (ce qui voudrait dire qu’il n’est pas complètement fixé),
vous pourriez le soulager par le port d’une attelle. La tuméfaction du dos de
la main pourrait être due soit à la synovite articulaire (épaississement
inflammatoire de l’enveloppe articulaire avec formation de kystes élastiques)
soit plus vraisemblablement à une ténosynovite des tendons extenseurs des
doigts (épaississement « élastique » de l’enveloppe des tendons).
Dans ce dernier cas, on peut
faire une observation tout à fait caractéristique : lors des mouvements de
flexion-extension des doigts, la masse en question se déplace en un mouvement
de va-et-vient. Par contre, si la tuméfaction est d’origine osseuse ou
articulaire elle ne se déplace pas.
Cette précision du diagnostic est
importante : s’il s’agit d’une ténosynovite des extenseurs, il y a un
risque de rupture de ces tendons (voir réponse et schéma 41 sur le même site)
et éventuellement une indication à une ténosynovectomie.
L’atteinte des trois doigts pourrait
aussi être rapportée à une ténosynovite.
Un examen clinique précis et des
clichés radiologiques de face et de profil seraient indispensables.
Vous nous posez la question de la
cortisone. Ce traitement, introduit il y a cinquante ans, représentait pour
ces malades un progrès considérable, mais au prix de certains effets
secondaires (voir réponse à la question 27). Ces effets sont tout à fait
tolérables jusqu’à une dose plafond de 7,5 ou 10 mg par jour. Au-delà, et
surtout si le traitement se prolonge, il faut évaluer le risque d’ostéoporose
cortisonique (minéralométrie).
Dans l’évolution de cette maladie, il existe divers
degrés de sévérité. Cette sévérité est évaluée sur le plan clinique et
radiologique, avec un compte des articulations touchées et des érosions
radiologiques en fonction du temps écoulé. |