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En consultant les réponses aux questions 69 et
101, vous trouverez déjà des considérations générales sur les possibilités
offertes par la chirurgie dans le traitement de la main rhumatoïde.
Vous nous dites que votre polyarthrite a
conduit à une déformation en col de cygne de certains doigts. Il s’agit
d’une déformation assez « classique » des longs doigts (voir schéma)
qui se traduit par une position en hyper extension de l’AIPP et en flexion
de l’AIPD, ces postures ne pouvant pas être corrigées par une contraction
volontaire de la musculature.
Dans la majorité des cas (si l’on excepte les
cas de synovite active actuellement de ces articulations) l’origine en est
tendineuse : augmentation de la traction des muscles intrinsèques,
rétraction du ligament rétinaculaire oblique, incompétence ou même rupture du
tendon extenseur sur la phalange terminale.
Ce « col de cygne » va évoluer d’une
phase de réductibilité (correction possible par une aide externe) à une phase
d’irréductibilité où la multitude des rétractions tendineuses et
capulo-ligamentaires rend son traitement chirurgical beaucoup plus aléatoire.
De plus, il existe souvent une érosion, voire
une destruction partielle de l’AMP, avec subluxation de la phalange basale en
direction de la paume de la main.
Cette lésion associée entraîne un renforcement
de l’effet d’extension de la musculature intrinsèque (muscles interosseux) sur
l’articulation AIPP.
Le retentissement fonctionnel (et esthétique)
de ces déformations est important, d’où le recours à des méthodes
chirurgicales.
Au stade de réductibilité, et s’il n’y a pas de
destructions articulaires, on peut proposer une rééquilibration
tendino-musculaire (ténotomie des muscles intrinsèques, reconstitution du
ligament rétinaculaire). Par contre, si l’une ou l’autre des articulations (AMP
ou AIPP) est détruite, il faut alors avoir recours à une arthroplastie par
prothèse. En cas de rupture de l’extenseur sur la phalange terminale, une
arthrodèse (fixation) de l’AIPD est recommandée.
Comme vous pouvez le constater, le choix de la
technique est délicat. Il dépend d’une évaluation précise de la fonction de
chaque doigt concerné.
Quant à la rééducation,
elle dépendra du choix des techniques chirurgicales, mais on peut prévoir
qu’elle sera longue…
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