|
Quatre ans après les premiers symptômes de
votre maladie, vous nous donnez la liste des diagnostics successifs, alors que
la description des symptômes (douleurs dans toutes les articulations, anorexie,
migraine, hyperactivité, doigts bleus au froid) ne permet pas de choisir une
orientation précise.
Mais reprenons les termes :
1.- « Tendinites ». On évoque
souvent ce terme de tendinites lorsque le malade se plaint de douleurs centrées
ou proches de l’articulation, sans que le médecin ne puisse constater de signes
cliniques objectifs de l’inflammation articulaire et sans que les examens
sanguins ne montrent des tests positifs pour une inflammation.
2.- Le diagnostic de polyarthrite
implique des constatations cliniques objectives et des tests biologiques (voir
réponses aux questions 10, 14, 23 sur le même site). Malheureusement, ce
diagnostic est parfois énoncé à la seule découverte d’un facteur rhumatoïde
élevé, sans constatations cliniques.
3.- Le diagnostic de LED (lupus erythémateux
disséminé) correspond à une maladie du collagène avec manifestations cliniques
objectivables sur divers systèmes de l’organisme. Malheureusement ce diagnostic
est parfois posé sur la seule découverte, par hasard, d’anticorps antinucléaire
(voir réponses 104, 111, 152).
4.- Le diagnostic de Gougerot-Sjögren
doit correspondre lui aussi à des critères précis (voir réponses 108 et 182).
Les trois derniers de ces diagnostics
correspondent à des maladies auto-immunes relativement proches et parfois
concomitante. A chacune correspond une liste de critères reconnus sur le plan
international.
S’il n’y a pas de critères cliniques objectifs pour
affirmer l’un ou l’autre de ces trois diagnostics, il faudrait envisager la
possibilité d’une fibromyalgie, fréquente chez la femme jeune (voir
réponse 34).
Un diagnostic précis
mériterait d’être posé après ces années d’évolution, car le traitement
et le pronostic sont différents ! |