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 Arthrite Chronique Juvénile

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 QUESTION 217

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Des recherches ont-elles été menées sur le rapport entre le psychisme et les manifestations des poussées de polyarthrite juvénile chronique? Existe t-il un lien entre la dépression et cette maladie ? Merci.

 

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Une chose est certaine. L’arthrite chronique juvénile et une maladie organique, qui n’a pas de cause psychologique ou psychique. Dans le cas des enfants, on n’évoque même pas le rôle possible de facteurs déclenchant d’origine psychologique, comme on le fait dans la polyarthrite de l’adulte.

Mais cette maladie pose souvent de gros problèmes dans la vie quotidienne de l’enfant. La vie familiale, la formation scolaire, les contacts avec les camarades et les activités de loisir peuvent en souffrir.

Les relations parentales peuvent être perturbées en raison de l’angoisse que peut provoquer la révélation du diagnostic. Si les frères et sœurs sains ne sont pas suffisamment informés, ils peuvent développer un sentiment de jalousie à l’égard du petit malade surprotégé par ses parents.

Habituellement, c’est vers l’âge de 9 ou 10 ans que les difficultés psychologiques de l’enfant peuvent être perçues par les parents : c’est au moment où il prend conscience de la sévérité de sa maladie qu’il pourra développer une attitude agressive ou dégressive. Plus tard, les angoisses liées à l’adolescence et à l’image de soi pourront créer des difficultés nouvelles.

Pour toutes ces raisons, il est important que l’équipe médicale de rhumatologie pédiatrique soit complétée, lorsque c’est nécessaire, par un psychologue spécialisé dans ce domaine. Il en est ainsi par exemple au centre de Rhumatologie Pédiatrique de Lund (Suède), dans l’équipe mise en place par Barbara Ansell à Londres, ou par Anne-Marie Prieur à Paris. Il en est de même à la consultation de rhumatologie pédiatrique du Kinderspital de Zürich ou dans le groupe de Madame Sauvain à Berne.

Comme cette maladie évolue volontiers par poussées, il est compréhensible qu’il existe une relation entre les premiers signes de la poussée et une possible réaction dépressive. Personnellement, je ne crois pas qu’une poussée dépressive puisse être considérée comme responsable d’une poussée inflammatoire de l’arthrite.

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