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De nombreuses affections peuvent s’accompagner
de dépôts de calcium dans les tissus mous, par exemple l’hyperfonction des
glandes parathyroïdes, l’insuffisance rénale, certaines affections
neurologiques. Nous supposons que de telles origines ont pu être exclues
dans votre cas puisqu’on a parlé de tendinopathies calcifiantes,
c’est-à-dire de calcifications limitées à certains tendons (alors que le
terme de calcinose concerne les calcifications plus diffuses des tissus mous et
des muscles).
Ces tendinopathies calcifiantes (ou maladie
des calcifications tendineuses multiples) concernent surtout les tendons de
l’épaule (en particulier le tendon du muscle sus-épineux) et les muscles
rotateurs des hanches s’insérant sur le grand trochanter plus rarement la
région des coudes ou des poignets. Il s’agit de dépôts de micro-cristaux
d’hydroxy-apatite (d’où le nom de rhumatisme à cristaux d’hydroxy-apatite).
Ces dépôts peuvent provoquer une réaction inflammatoire souvent très
douloureuse, pouvant déborder sur les bourses ou l’articulation voisine.
Cette affection, radiologiquement fréquente,
mais souvent latente a une prédominance féminine et se manifeste volontiers
entre 30 et 40 ans. Elle n’a rien de commun avec la polyarthrite.
Son pronostic est bénin. L’évolution est faite de poussées souvent très
espacées, parfois très douloureuses mais régressives en quelques jours ou
semaines.
Il n’y a pas de
traitement de fond. Dans les poussées, on utilise les anti-inflammatoires, si
nécessaires des injections locales de cortico-stéroïdes. La gène chroniqe peut
justifier une ablation chirurgicale, en particulier lorsqu’il existe une
calcification volumineuse de la bourse du sus-épineux (ou bourse sous-anomiale)
au niveau de l’épaule. |