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 QUESTION 244

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Bonjour,
On m'a diagnostiqué une spondylarthrite ankylosante en 1997 (anti-gène HLAB27+). Je prends actuellement des Vioxx (12,5 mg par jour si tout va bien...), une physiothérapeute de l'hôpital orthopédique m'a donné un programme de gymnastique qui depuis une année m'aide beaucoup, malgré tout des douleurs très locales au milieu du dos persistent et s'intensifient. La douleur est elle déjà un signe de lésion irréversible ?

En combien de temps des lésions de la colonne deviennent-elles irréversibles ?

J'ai entendu parler du methrotexate, quel recul a-t'on par rapport à ce traitement, est-il conseillé dans mon cas, sachant que j'ai aussi une (très légère) maladie de crohn ?

La chiropathie est-elle indiquée durant les phases inflammatoires ou non-inflammatoires pour garder la mobilité ou est-ce que cette technique peut me faire courir le risque de lésions supplémentaires ?
Merci d'avance.

 

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Il existe très vraisemblablement une association entre votre maladie de Crohn et votre spondylarthrite ankylosante. Il serait donc logique de tenir compte de ces deux diagnostics (plus précisément de l’avis de votre rhumatologue et de celui de votre gastro-entérologue) pour planifier votre traitement médicamenteux.

En ce qui concerne la spondylarthrite ankylosante, un programme de kinésithérapie active est indispensable, associé à des exercices respiratoires si les examens fonctionnels le justifient. En revanche, la chiropratique est à notre avis contre-indiquée à cause de la nature inflammatoire de la maladie. Les douleurs que vous décrivez témoignent de la persistance de phénomènes inflammatoires (ce qui pourrait être apprécié par l’évolution de la vitesse de sédimentation). La prise d’anti-inflammatoires est donc tout à fait justifiée.

L’évolution de la maladie est prolongée. Le but du traitement est d’éviter l’ankylose des articulations vertébrales et corto-vertébrales.

Il n’y a pas de durée fixée pour le passage à des lésions irréversibles. La lutte doit être constante. La Salazopyrine et le Methotrexate ont été utilisés dans cette maladie, mais les résultats paraissent meilleurs pour ce qui est de l’atteinte des articulations périphériques que pour les atteintes vertébrales.

 Votre témoignage

Mon mari est atteint de S.A + maladie de crohn ( HLAB 27 positif) depuis 11 ans, il a aujourd'hui 41 ans.
Depuis 11 ans il est traité par salazopyrine et indocid (augmenté bien sûr d'un protecteur gastrique), ce qui le soulage, il augmente les doses d'indocid au besoin, lors de crises plus importantes, mais il a continué de travailler, (travail physique).

 

 

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