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Contrairement à l’opinion qui prévalait encore
dans les années 1970-80, la grossesse n’est plus formellement
contre-indiquée au cours du lupus érythémateux disséminé (LED). Dans la
majorité des cas, les patientes présentant un LED ont une grossesse non
compliquée, leur lupus ne s’aggrave pas et le nouveau-né est sain. Mais cette
vision optimiste mérite d’être tempérée par une évaluation objective des
risques :
- Dans
cette maladie, il existe une tendance accrue à l’avortement spontané. En
plus, on connaît maintenant un groupe apparemment distinct de patientes
exposées à un risque de décès intra-utérin récidivant. Ces patientes
sont porteuses d’anticorps anti-cardiolipine et présentent des thromboses
placentaires.
- Comme
dans le cas de la PR, les flambées du LED au cours du post-partum sont
fréquentes. Elles peuvent revêtir un caractère aigu et sévère. Une surveillance
plus étroite du LED est donc nécessaire dans les suites de l’accouchement.
- Sur le
plan du traitement du LED, les anti-malariques doivent être considérés
comme contre-indiqués chez une malade envisageant d’être enceinte. Les
petites doses de cortico-stéroïdes sont par contre tolérés.
En conclusion, en dehors des patientes ayant
une atteinte générale très sévère ou une localisation cardiaque ou rénale grave
de la maladie lupique, la grossesse n’est pas formellement contre-indiquée et
on adopte maintenant une attitude plus positive vis-à-vis de cette éventualité.
Il convient cependant de rechercher chez la future mère les anti-corps
anti-cardiolipine pour déceler le risque de décès intra-utérin récidivant.
Le LED n’est pas à proprement parler une
maladie héréditaire, bien que l’on observe parfois des cas familiaux.
Occasionnellement, les enfants d’une lupique présentent un roch transitoire
provenant de la présence d’anticorps ayant traversé le placenta.
Pour plus de renseignements concernant ce
problème, nous vous conseillons un « guide pour le patient » fourni
par le British SLE Aid Group, 25 Linden Crescent, Woodford Green, Essex.
Enfin, on ne saurait trop recommander une évaluation
complète de la maladie lupique auprès d’un spécialiste, avant de prendre
une telle décision.
Deux centres médicaux sont particulièrement
spécialisés dans ce problème :
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