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 Traitements Médicamenteux

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Je souffre de cette pathologie depuis 20 ans avec une longue rémission de 10 ans. le symptôme est réapparu il y a deux ans. Actuellement je suis en pleine pousseé et je souffre beaucoup, les calmants proposés ne sont guère efficaces. Je suis à 20 mg/jour de cortancyl et 2 plaquenil/jour avec en plus sulfarlem, vit D etc... le médecin veut augmenter à 30 mg pour un meilleur effet thérapeutique. Qu'en pensez vous?

Par ailleurs on m'a indiqué que Lamalou les Bains pouvait proposer des cures thermales améliorant cet état de fatigue et douleurs. j'aimerais avoir un avis et des témoignages sur ce que l'on peut faire, sur ce qui n'est pas indiqué car je suis dans le brouillard.

merci

Complément

Chers correspondants vaudois,

je vous remercie de la réponse même si les éléments que je vous ai donnés n'étaient pas suffisants.

J'ai 53 ans et je souffre de syndrôme inflammatoire depuis environ 15 ans. La maladie a été réellement diagnostiquée en mai 2003 à la suite de biopsie et de signes cliniques  plus évidents. Il s'agit de la maladie de gougerot Sjörgen primitive, pour laquelle m'affirme t-on il n'y a pas beaucoup de possibilité de traitement, de nouvelles molécules comme pour la polyarthrite. La fédération de Rhumathologie du CHU de Montpellier ou je suis suivie actuellement me maintient donc sous plaquenil et cortisone, avec peut-être une possibilité de traitement anti-inflammatoire de type MOBIC 15 mg & cp/jour ou Biprofénid 2 cp:jour. celà car le Dr me trouve une trop grande dépendance à la cortisone. Actuellement je souffre beaucoup, après 3 semaines d'arrêt j'ai voulu reprendre mon travail et hier j'ai du arrêter en cours de journée. Je prends actuellement 27,5 mg de cortisone et les 2 plaquenil et je ne vois pas de réel soulagement. Quel traitement éfficace de la douleur peut être indiqué quand cela va trop mal?

merci de me soutenir car ici en Lozère je n'ai pas de possibilité de rencontrer des personnes qui sont dans ma situation.

 

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Nous ne connaissons pas votre âge et nous savons bien peu de choses sur votre maladie. C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons vous donner que les lignes générales qui régissent notre attitude thérapeutique dans les polyarthrites en poussées douloureuses.

Parmi les traitements médicamenteux, nous distinguons d’une part les traitements suspensifs de l’inflammation et d’autre part les traitements de fond de la maladie.

  1. Traitements suspensifs. La cortisone est le plus puissant de ces moyens suspensifs. Il est souvent nécessaire d’y avoir recours en cas de forte poussée inflammatoire. Mais les effets secondaires de ce médicament obligent à en limiter la durée d’administration. S’il faut en donner sur une longue période, on préfère ne pas dépasser la dose journalière de 10 mg de cortancyl.
  2. Traitements de fond. Le Plaquenil est administré depuis de longues années dans cette maladie, mais il est actuellement délaissé parce que son activité est faible en cas de forte poussées inflammatoires et qu’il y a un taux élevé de « non répondeurs » à ce médicament. A la dose de 2 comprimés par jour, il est nécessaire de faire un contrôle ophtalmologique périodique.

Parmi ces traitements de fond, le Methotrexate est actuellement reconnu comme le plus efficace et le plus maniable. Il existe aussi d’autres traitements nouveaux, dits « biologiques », comme le groupe des médicaments anti-TNF, mais leur emploi est réservé aux cas d’échec au Methotrexate.

Vous nous parlez d’autre part d’une possibilité de cure thermale. Sur ce point, il faut préciser que les bains thermaux (au-dessus de 30°) ont nettement tendance à aggraver les inflammations articulaires lorsque la maladie se trouve en poussée inflammatoire (vitesse de sédimentation élevée, articulations gonflées et chaudes). Par contre, lorsque la maladie est « éteinte », ou tout au moins en période calme, la mobilisation en piscine (pas trop) chaude permet d’améliorer la mobilité articulaire et la trophocité musculaire.

Encore une fois, nous vous avons donné des lignes générales. Nous ne pouvons pas intervenir dans votre programme thérapeutique car nous ne possédons pas les éléments de décision (durée de la poussée actuelle, nombre d’articulations touchées, etc…) Parlez-en à votre rhumatologue.

Complément

En consultant les réponses aux questions 108, 182 et 193, vous trouverez des renseignements détaillés sur le syndrome de Gougerot-Sjörgen et sur ses relations avec la polyarthrite. Ce diagnostic de Sjörgen a été apparemment confirmé chez vous par une biopsie d’une glande salivaire accessoire. C’est pour cette raison que vos médecins ont choisi de vous traiter par le Plaquenil, dont nous disions qu’il avait une activité relativement faible en cas de forte poussée inflammatoire de polyarthrite.

Le Sjörgen peut effectivement être très gênant en raison de la sécheresse lacrymale et salivaire, mais vos douleurs sont bien articulaires et doivent être mises sur le compte de la polyarthrite associée. C’est précisément pour la partie polyarthrite qu’il existe actuellement un « arsenal » de traitements de fond plus puissants (voir réponse 143). A notre avis, qui concorde apparemment avec celui de l’équipe de Montpellier, vous ne pouvez pas continuer avec cette dose de cortisone sans risquer d’autres ennuis.

Revoyez le plan thérapeutique avec vos médecins.

 Votre témoignage

 

 

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