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 Traitements Médicamenteux

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 QUESTION 258

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Bonjour,

j'ai vu votre web site à propos de la RP. J'ai 45 ans, je suis libanaise.iI y  a 10 ans que je souffre des mains, mes genoux, mes hanches et maintenant le cou et les épaules. Depuis un an j'ai suivi un traitement de Remicade, j'ai payé trop d'argent sans résultat, alors je suis revenue à la cortisone, je prends,il y a plus de 3 ans, une ampoule de Diprofos chaque mois. Quand je prends la piqûre je reste pour un mois à oublier même que je suis malade, mais chaque mois je refais la même chose. J'ai peur pour après, que peut me faire la cortisone à long terme comme effets? SVP, répondez-moi,j'ai peur et je dois me lever sans souffrance pour pouvoir travailler.

 

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Vous nous dites que vous souffrez depuis dix ans de douleurs poly articulaires et de douleurs de la colonne cervicale. Mais nous ignorons sur quelles bases cliniques, biologiques et radiologiques le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde a été posé. Avant de proposer un plan thérapeutique nouveau, il faudrait avoir un diagnostic de certitude.

Si ce diagnostic est certain, nous avons l’habitude de faire appel à un traitement de fond, qui a l’ambition d’agir sur la maladie rhumatoïde. Ce n’est qu’en cas d’échec des traitements de fond classiques, et notamment du méthotrexate, que nous recourons aux traitements nouveaux, dits biologiques, comme le Remicade. La difficulté d’emploi de ce dernier médicament, les risques associés et surtout le prix de revient nous obligent à réserver ce médicament, certes très efficace, aux échecs des autres thérapeutiques.

La cortisone n’est pas un traitement de fond. Elle a un effet suspensif, en « suspendant » les effets de l’inflammation. Si ce médicament est nécessaire au vu de l’intensité de l’inflammation, on utilise la voie buccale, qui permet une efficacité régulière et continue en recherchant la dose minimale pour ne pas entraîner trop d’effets secondaires (si possible une dose orale inférieure à 10 mg de prednisone par jour). Les injections intramusculaires sont très utiles pour des maladies aiguës, mais dans les maladies chroniques elles n’arrivent pas à maintenir une efficacité « en plateau » (il s’agit plutôt de vagues avec des périodes d’euphorie et des passages à vide).

Les études pharmacologiques évoquent une efficacité qui peut s’étaler entre une et quatre semaines suivant la rapidité de résorption et d’élimination du médicament, facteur très variable d’un patient à l’autre. D’après notre expérience sur des cas aigus, la durée d’efficacité est plus proche de deux que de quatre semaines.

Dans votre cas particulier, nous devons craindre les effets nocifs à long terme de la cortisone spécialement au niveau osseux. Il serait judicieux de revoir avec votre rhumatologue un programme thérapeutique en faisant appel aux traitements de base « classiques ».

 Votre témoignage

 

 

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