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D’après les renseignements que vous nous
donnez, votre fille de 3 ans a présenté brusquement une tuméfaction de son genou droit, sans autre symptôme (les enfants se
plaignent peu dans un cas semblable). Cette tuméfaction a-t-elle duré ou
d’autres manifestations sont-elles apparues pour justifier une hospitalisation
d’un mois ? Sur quelles bases a-t-on invoqué une maladie
rhumatismale ?
Il faut savoir que de telles manifestations
articulaires sont fréquentes dans l’enfance et l’adolescence, alors que le
rhumatisme de l’enfant, c’est-à-dire l’arthrite chronique juvénile est une
pathologie rare, souvent difficile à diagnostiquer.
En cas d’atteinte mono-articulaire (une seule
articulation touchée), il faut d’abord exclure une origine traumatique (pas toujours facile). Seule une ponction du genou avec analyse du liquide synovial permet
d’affirmer un diagnostic d’arthrite. Si c’est le cas, il faut alors rechercher
une arthrite infectieuse ou para-infectieuse (examens sanguins).
Le diagnostic d’arthrite chronique juvénile ne
peut être évoqué que si la ou les arthrites durent depuis plus de six semaines
et que toute autre étiologie a été exclue. Ce n’est qu’après six mois
d’évolution qu’on pourra classer le cas dans une des catégories que nous avons
décrites dans les réponses aux questions 24, 33, 167 et 226.
Dans le cas particulier, on a procédé à un IRM
et à une opération (accompagnée certainement d’un examen du liquide synovial et
de la synoviale elle-même). Quels en
sont les résultats ?
Ce n’est que sur cette base qu’on pourrait
discuter du diagnostic. Il nous intéresserait de connaître le traitement appliqué.
En ce qui concerne la croissance on peut dire que s’il s’agit d’une
inflammation certaine et persistante, les cartilages d’accroissement peuvent
être stimulés, ce qui pourrait du côté atteint entraîner un allongement de ce membre inférieur.
Mais il faut pour cela une inflammation très prolongée. |