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Il est bien exact qu’une poussée d’arthrite
rhumatoïde se traduit par un gonflement
d’une ou de plusieurs articulations. Ce gonflement s’explique par une
augmentation de la quantité de liquide synovial (ce qui peut être démontré par
des tests de fluctuation) et/ou par une réaction inflammatoire et un
épaississement de la membrane synoviale (consistance « élastique » à
la palpation).
Toutefois, il existe des
« gonflements » d’articulations en dehors de l’arthrite, par exemple
dans ce qu’on appelle « épanchement de synovie », souvent d’origine
traumatique.
Le laboratoire
ne peut pas à lui seul donner la clef du diagnostic (voir réponse 153). La CRP et la VS sont des marqueurs de
l’inflammation qui fluctuent avec l’intensité de cette inflammation alors que
le facteur rhumatoïde est plus spécifique de la polyarthrite rhumatoïde et
reste présent même en période d’accalmie.
Le diagnostic ne peut se fonder que sur un
faisceau d’informations (anamnèse, symptômes subjectifs, surtout constatations
cliniques objectives, accessoirement examens de laboratoire et imagerie).
Pour plus de détails, voir réponses 23, 26, 37.
Les images radiologiques
caractéristiques ne sont pas précoces. Leur rapidité d’installation correspond
à l’agressivité de la maladie. Les images les plus spécifiques sont observées
au niveau des mains (et des pieds) : pincement de l’interligne
articulaire, déminéralisation de voisinage et surtout érosions osseuses. Mais
l’absence de ces images typiques ne permet pas d’exclure le diagnostic. |