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Nous
avons parlé de la polymyalgia rheumatica
ou pseudo-polyarthrite rhizomélique,
ainsi que de l’artérite temporale ou
maladie de Horton dans les réponses aux questions 44, 71 bis , 88 , 274 et 315
sur le même site.
Ces
deux tableaux cliniques sont très fréquemment associés, car une inflammation
artérielle est présente dans les deux cas. En présence d’une polymyalgia, il
est donc important de rechercher les signes évocateurs de l’artérite
temporale : céphalée temporale exacerbée par le passage du peigne,
modifications objectives des artères temporales, douleurs occipitales, faciales
ou linguales et surtout troubles visuels. En cas de soupçons, une biopsie de
l’artère temporale s’impose, car c’est la seule façon d’affirmer le diagnostic.
Un diagnostic de certitude est important, car c’est ce diagnostic qui décidera
du traitement, plus exactement de la dose de cortisone à administrer.
Dans
le cas de la pseudo-polyarthrite isolée, on a parlé au début d’une évolution
sur un à deux ans. Actuellement , on admet que l’évolution peut porter sur
quelques années. Le traitement , débuté à 15 mg d’équivalent prednisone ( 30 mg
pour certains ). Le traitement sera maintenu avec une « dose
d’entretien » située entre 2,5 et 7,5 mg, sur une, deux ou même plusieurs
années. En revanche, si une artérite temporale est démontrée, les doses seront
plus élevées, proportionnelles aux risques oculaires encourus. Seul votre
ophtalmologue peut se prononcer sur le diagnostic exact et le pronostic de
l’atteinte oculaire.
La cortisone est un traitement incontournable dans ce
cas. La guérison de la pseudo-polyarthrite est la règle. Au plan oculaire, le
pronostic va dépendre de la lésion constatée par le spécialiste. |