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Vous
nous présentez un tableau douloureux, concernant les articulations des bras et
des jambes, durant depuis un an et demi, avec apparemment peu de signes
cliniques objectivables. Cet état s’accompagne d’une grande fatigue et d’une
inquiétude, bien compréhensible si le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde a
été évoqué..
C’est
précisément pour caractériser un tel tableau douloureux que le terme de fibromyalgie ( on parle aussi de fibrosite ) a été introduit, reconnu
par l’OMS, puis authentifié par l’American College of Rheumatology. Selon les
critères donnés par cette organisation, les douleurs diffuses doivent
intéresser l’axe du corps ( rachis ou paroi thoracique antérieure) les
hémicorps droit et gauche, au-dessus et au-dessous de la taille.
A
l’examen rhumatologique, on ne constate pas de manifestations inflammatoires
objectivables au niveau des articulations, mais le médecin peut mettre en
évidence une nette sensibilité à la palpation d’au moins 11 sur 18 points
d’insertion bien définis . Ce tableau se rencontre surtout chez des femmes
jeunes et s’accompagne d’une fatigue prononcée. Par contre, les tests
biologiques de l’inflammation sont négatifs. Ainsi définie, la fibromyalgie va
être confrontée à un écueil, celui des la subjectivité ( subjectivité du
médecin lorsqu’il recherche les points douloureux et subjectivité de la malade
lorsqu’elle exprime sa douleur ).
Vu
sa fréquence, cette fibromyalgie a suscité de nombreuses recherches , notamment
dans les domaines de la neuro-biologie et de l’imagerie fonctionnelle du
cerveau. Vous trouverez d’autres renseignements sur le diagnostic différentiel
avec une polyarthrite rhumatoïde débutante en consultant les réponses 34 ,
265 , et 328 sur le même site.
Mais
venons-en au Syndrome Polyalgique
Idiopathque Diffus. Il s’agit d’une
dénomination utilisée dans le domaine de la médecine psycho-somatique pour le même tableau clinique. Il signifie
qu’il existe des douleurs diffuses sans cause démontrable. Certains présentent
ce tableau comme la transformation psycho-somatique d’un événement de vie en
une douleur corporelle et utilisent également le vocable de trouble somatoforme douloureux.
Nous
avons essayé de répondre brièvement à une question difficile, qui nécessite une
grande prudence. Votre médecin est le seul compétent pour décider des examens
et de la conduite à tenir dans votre cas.
Complément
Dans
votre précédent message, vous nous demandiez des renseignements sur le syndrome
polyalgique idiopathique diffus, diagnostic qui avait été évoqué du fait que
vos polyarthralgies ne s’accompagnaient
ni de phénomènes cliniques objectivables, ni d’anomalies des tests sanguins.
Mais voilà que la situation se transforme avec une vitesse très nettement
élevée. Si cette élévation de la vitesse
de sédimentation ne s’explique pas par une maladie intercurrente, elle
serait un argument pour le diagnostic de polyarthrite. Le facteur rhumatoïde ne
se positive que tardivement et peut même rester négatif dans certaines
polyarthrites avérées.
Comme
vous le verrez en consultant les réponses aux questions 10 , 14 , 20 , 23 , 37 , 96 , 153 , 164 et 289, le diagnostic d’une
polyarthrite débutante est difficile. Il se base essentiellement sur les
constatations objectives que peut faire un rhumatologue expérimenté au niveau
des articulations douloureuses. Dans les cas qui restent douteux, il peut être
nécessaire de faire appel aux nouvelles méthodes d’imagerie.
La suite nous intéresse… |