|
Votre
question soulève beaucoup de problèmes.
A
vous lire, il nous semble que le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde a été
posé sur les tests biologiques ( alors que la VS était normale, mais qu’en était-il de la C-Réactive Protéine ?
). En vous reportant à la réponse 14
sur le même site, vous verrez que ces tests biologiques ne sont pas absolument
spécifiques et qu’ils ne représentent qu’un
des critères de diagnostic.
Certes,
l’atteinte des articulations périphériques, à votre âge, est très évocatrice de
ce diagnostic. Toutefois, l’atteinte précoce des épaules, de la hanche et de la
colonne lombaire ( une arthrose est peu vraisemblable à 35 ans ) et surtout
l’affection oculaire ( sur laquelle nous n’avons que trop peu de renseignements
) nous laissent perplexe. Il nous semble qu’après cinq ans d’évolution
douloureuse, les documents radiologiques et les nouvelles méthodes d’imagerie
devraient apporter au niveau des mains la preuve irréfutable de ce diagnostic.
Des images précises du rachis lombaire et des articulations sacro-iliaques
pourraient permettre de confirmer ou d’infirmer un diagnostic de spondarthrite.
Sur le plan oculaire, vous nous parlez d’inflammation : s’agissait-il
vraiment d’une uvéite ? L’examen à la lampe à fente et l’examen du fond
d’œil ont-ils démontré des lésions ?
Venons-en
au traitement. Vous avec reçu à doses adéquates des anti-inflammatoires
non-stéroïdiens ( Celebrex ), qui ont une efficacité très rapide sur
l’inflammation, et des traitements dits de base de la polyarthrite (
Salazopyrine, Plaquenil, Novatrex = Methotrexate), , qui ont une efficacité
retardée. Vous nous dites que ces traitements n’ont eu qu’une efficacité de 2 à
3 mois : cela veut-il dire que chacun de ces traitements a été rapidement
interrompu ? Actuellement, vous
recevez le Methotrexate en injections i.m. car il est habituel d’essayer cette
voie d’administration lorsqu’on est déçu du traitement peroral.
Vous faites allusion à la possibilité d’un lupus. Les
éléments que vous nous apportez ne parlent pas en faveur d’un tel diagnostic.
Dans la situation d’incertitude où vous vous trouvez, il nous paraît tout à
fait judicieux, en accord avec votre médecin, de prendre l’avis d’un autre
spécialiste. |