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Vous
nous posez des questions sur la
P.P.R. Vu votre âge, nous pensons que vous voulez parler de la Pseudo-Polyarthrite Rhizomélique. Si c’est bien le cas, nous vous
proposons de vous reporter aux réponses 44
, 71 bis , 88 , 274 , 315 , 353 et 360 sur le même site.
Comme
vous le verrez en lisant ces réponses, une P.P.R isolée, c’est-à-dire non
associée à une artérite temporale ( maladie de Horton ) réagit très rapidement (baisse spectaculaire
des douleurs puis de la vitesse de sédimentation qui était très
élevée ) à des doses de l’ordre de l5 mg
d’équivalent prednisone ( Cortancyl ). Habituellement, cette dose peut ensuite être réduite par paliers
très progressifs jusqu’ à une dose d’entretien comprise entre 5 et 10mg..
Dans
votre cas particulier, la réduction de la dose n’a pas été possible en raison
des douleurs ou en raison d’une vitesse de sédimentation qui restait
élevée ?
Il faut savoir qu’il ne s’agit pas là uniquement d’une
question théorique : les effets secondaires de la cortisone , en
particulier sur l’os , sont tolérables en-dessous du seuil des 10 mg., Après
deux ans d’évolution, il conviendrait donc de refaire un bilan de la situation,
notamment par rapport à l’éventualité d’une artérite temporale, puis de faire
un nouvel essai de réduction de la dose ( qui parfois doit se faire presque mg
par mg )
Complément
Les
effets secondaires de la cortisone vont dépendre d’une part de la dose
journalière administrée et d’autre part de la durée du traitement. C’est la
raison pour laquelle, dans notre précédente réponse, nous avions dit que, dans
le cas particulier de la pseudo-polyarthrite rhizomélique qui nécessite un
traitement prolongé, il était souhaitable de limiter la dose journalière en
dessous d’un plafond fixé par expérience à 10 mg d’équivalent prednisone par
jour.
Dans
la réponse 359, nous avions cité
seulement une partie des effets secondaires observés : rétention d’eau et
hypertension, ulcérations digestives, faiblesse musculaire, atrophie osseuse,
troubles endocriniens et diminution de la résistance aux infections. Au vu des
renseignements que vous nous donnez dans votre deuxième message, il faudrait
s’assurer qu’il n’existe pas chez vous d’hypertension
artérielle. De plus, un examen ophtalmologique à la lampe à fente est
justifié, car un tel traitement de cortisone est susceptible de provoquer des opacifications du cristallin.
Malgré ce risque de complications, la cortisone reste
un traitement irremplaçable dans certaines situations bien précises, comme la
pseudo-polyarthrite rhizomélique. |