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 Diagnostic

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On vient de me diagnostiquer une spondylarthrite ankylosante. J’ai subi en 1997 une hémi colectomie droite suite à une péritonite stercorale avec septicémie . Les deux choses peuvent-elles avoir un lien ?
On me propose les anti-TNF comme thérapie ? 
Suite aux diverses interventions en 1997 (6 en tout, dont une pour abcès à la cicatrice), je fais régulièrement de petits abcès au visage, ai eu un abcès dentaire en 2003 et que je souffre régulièrement de sinusite (rhinite allergique toute l’année...)
Je vous remercie de la réponse que vous voudrez bien me donner.

Complément

Je vous remercie pour votre réponse rapide et pour les infos apportées...
J'aurais peut-être dû préciser que la perforation de mon côlon a été faite lors d'une intervention chirurgicale (adhésiolyse) et que j'ai subi l'hémicolectomie 6 jours après!
Je souhaiterais toutefois savoir si cela aurait pu être le facteur déclenchant pour ma spondylarthrite sachant que c'est depuis mon hémicolectomie que j'ai des douleurs au niveau des sacro-iliaques?
Merci d'avance pour votre réponse.

 

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On pourrait effectivement envisager une relation entre les deux affections. Vous nous dites que vous avez subi en 1997 une hémicolectomie droite suite à une péritonite stercorale. J’en déduis qu’il y avait donc une perforation colique : en l’absence de plaie perforante ou d’intervention chirurgicale préalable, nous savons que la maladie de Crohn et la rectocolite ulcéro-hémorragique peuvent provoquer une telle perforation.

Or, il se trouve que la pelvispondylite, ou spondylarthrite ankylosante, peut être associée à l’une ou l’autre de ces deux maladies inflammatoires du gros intestin. Les patients qui en sont atteints auraient dans 6% des cas une spondylarthrite et dans 15% des cas une arthrite sacro-iliaque (statistiques déjà anciennes).

L’attitude thérapeutique sera difficile à déterminer. En effet, les anti-inflammatoires non-stéroïdiens, qui sont le premier traitement de choix pour la spondylarthrite, ne sont pas précisément bien tolérés par le colon. Les anti- TNF sont efficaces aussi bien pour les grands rhumatismes inflammatoires que pour le Crohn et la RCUH. Si ce traitement devait être choisi, il faudrait surveiller de façon très attentive le risque infectieux, car il diminue les mécanismes de défense contre l’infection.

A toute fins utiles, je vous signale que l’équipe du Service Universitaire de Gastro-entérologie du CHUV est particulièrement compétente dans ce domaine. Si cela n’a pas été fait, vous pourriez bénéficier d’un avis supplémentaire

Complément

Dans votre premier message, vous nous disiez qu’on venait de diagnostiquer chez vous une spondylarthrite ankylosante. Dans le second, vous nous parliez de douleurs des sacro-iliaques. Il serait important de savoir sur quels critères anamnestiques, cliniques, biologiques et radiologiques ce diagnostic a été posé, car la spondylarthrite est beaucoup moins fréquente chez la femme que chez l’homme.

En ce qui concerne maintenant le problème digestif, j’avais évoqué les diagnostics possibles de maladie de Crohn et de RCUH, en l’absence de plaie perforante ou d’intervention chirurgicale préalable. Or vous nous dites que la perforation est survenue lors d’une opération pour adhésiolyse. Les adhérences, à ma connaissance, ne sont pas spontanées, mais provoquées par une irritation inflammatoire du péritoine ou encore par une intervention chirurgicale préalable. Est-ce le cas ?

En conclusion, il nous paraîtrait important de réévaluer les éléments qui ont conduit à poser le diagnostic de sacro-iliite puis de spondylarthrite. S’agissait-il éventuellement d’une sacro-iliite infectieuse post-péritonite ? Il nous intéresserait de connaître la conclusion. Pour notre part, nous ne pouvons pas conclure car il nous manque beaucoup d’éléments.

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