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Dans
votre bref message, vous évoquez un diagnostic de fibromyalgie, dont on ne sait pas de quand il date, mais que vous
semblez avoir accepté, puis d’une suspicion de polyarthrite rhumatoïde émise en 2000 et en 2006.
Nous
ne connaissons pas les symptômes que vous présentiez lors de ce diagnostic de
fibromyalgie, ni ceux qui ont fait évoquer le diagnostic de PR en 2000. Vous
nous dites seulement que vous présentez actuellement des douleurs et des
déformations au niveau des doigts de la main (ou des deux mains ?), ainsi
que des douleurs sans déformation des deux pieds, sans plus de précision.
La fibromyalgie est une tendomyalgie généralisée, avec des douleurs
diffuses et symétriques accompagnées de points douloureux caractéristiques à l’insertion de certains
muscles (voir réponses 34, 265, 328 et 354).
La polyarthrite rhumatoïde pour sa part est caractérisée, après un certain
temps d’évolution, par des arthrites
périphériques, atteignant les petites articulations, de façon assez symétrique,
Ces arthrites peuvent être mises en évidence par un examen spécialisé de
l’ensemble des articulations (tuméfactions à caractère élastique,
épaississement de la synoviale, présence d’épanchement articulaire, légère
coloration, augmentation discrète de la température cutanée etc…) Le diagnostic
est souvent difficile à affirmer dans la phase initiale. Il se base sur des
listes de critères, qui réunissent des constatations cliniques, des altérations
structurelles démontrées par imagerie et des arguments tirés des examens de
laboratoire. Le test de Waaler-Rose est déjà ancien. Pour le diagnostic
précoce, il est supplanté actuellement par la recherche des anticorps anti-CCP.
La preuve radiologique est tardive, Elle peut être précédée par la mise
évidence de lésions débutantes à l’aide de l’IRM ou de l’ultrasonographie.
Il faut dire que dans la phase initiale (des mois ou
des années) on peut hésiter entre les diagnostics de fibromyalgie (sans lésions
articulaires démontrables) et de polyarthrite rhumatoïde (avec démonstration de
synovites et d’érosions osseuses). Dans votre cas, on peut se demander si les
symptômes (que nous ne connaissons pas) qui ont fait évoquer le diagnostic de
fibromyalgie n’étaient pas les symptômes initiaux d’une PR. A notre avis, la
présence actuelle d’une atteinte douloureuse des quatre extrémités doit nous
pousser à compléter les examens de recherche des preuves de la PR, dans le sens que nous avons
exposé ci-dessus. La suite nous intéresse… |