Vers accueil GVP

 

 Groupe

 Activités

 Aide

 Questions

 Autres Sites

 Nos Artistes

 | Autres thèmes | Question N°? | Votre Question

 

 

 

 Evolution

 Précèdente

 mark2_2.gif mark2_1.gif

 Suivante

 QUESTION 517

mark2_2.gif

Est-ce que je peux guérir un jour de cette maladie ?
J’en peux plus de prendre des médicaments....metotrexate. salasopirine, cortancyle......etc..
Merci

 

Mot exact


Résultats par page

Questions ordre numérique

green00_back.gif

Précèdente

Suivante

green00_next.gif 

 

 

mark2_1.gif

Est-ce que je peux guérir un jour ?

J’en peux plus de prendre ces médicaments.

Ces mots traduisent parfaitement la lassitude et la déception que la polyarthrite entraîne chez bon nombre de ces malades. (voir réponses 30 , 80 , 381). A distance, il nous sera bien difficile de vous apporter le soulagement et l’espoir. Nous allons cependant essayer de vous expliquer ce problème et de vous rassurer.

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire chronique, affectant essentiellement les articulations et d’origine auto-immune. Elle doit donc être nettement différentiée des arthrites d’origine infectieuse, dont il existe un certain nombre de cas en Afrique. Pour une maladie infectieuse, on a la possibilité de détruire le germe responsable, ce qui conduit à la guérison définitive-. En revanche, lorsqu’il existe une perturbation du système immunitaire, les promesses de guérison totale et définitive sont bien plus risquées.

Dans le cadre même de cette polyarthrite rhumatoïde, il n’existe pas une forme évolutive standard. On peut dire qu’il n’y a pas une PR, mais des PR d’évolutions très diverses, selon qu’elles sont séro-négatives ou séro-positives, érosives ou non-érosives. Des critères précis permettent de distinguer les formes débutantes, les formes à progression modérée, ou à progression sévère, selon des scores d’activité (voir réponse 425). On peut aussi parler de l’agressivité de telle ou telle forme de PR, agressivité qui a une incidence évidente sur le pronostic.

Maintenant que votre polyarthrite rhumatoïde est définie par les critères internationaux de l’ARA, et que son agressivité est précisée par les critères d’activité, il s’agit de discuter d’un programme thérapeutique. Le but idéal est d’obtenir une rémission complète, définitive, sans aucun signe d’activité de la maladie. Je ne vous cacherai pas que ce but idéal est rarement atteint. Il faut le plus souvent se contenter de rémissions partielles, ou temporaires. Pour atteindre cette rémisssion, seuls les traitements médicamenteux sont à disposition (les traitements physiques, la physiothérapie et même les techniques chirurgicales ne peuvent que maintenir ou améliorer la fonction articulaire)

Parmi ces médicaments, les uns agissent uniquement sur la douleur et l’inflammation

(analgésiquess, anti-inflammatoires non-stéroïdiens, dérivés de la cortisone). Les autres ont pour ambition de modifier le cours de la maladie elle-même : ont les appelle pour cela les DMARDs. Dans cette catégorie, on retrouve des médications anciennes, aujourd’hui délaissées (sels d’or, D-pénicillamine, chloroquine) et d’autres plus récentes et largement prescrites (Méthotrexate, Azathioprine et surtout Sulfasalazine). Plus récemment le Leflunomide (Arava) est venu enrichir ce groupe. De plus, la combinaison de deux ou plusieurs médicaments permet d’améliorer les résultats thérapeutiques. Selon les enquêtes, on peut admettre que 30 à 70% des patients obtiennent ainsi une réponse favorable (partielle) selon les critères d’activité.

Et les autres ? Depuis 1999, une nouvelle classe de médicaments, les agents biologiques (anti-TNF alpha par exemple) apportent des résultats spectaculaires pour les cas où les traitements précédemment cités ont échoué. Toutefois, ces nouveaux traitements, très onéreux, ont aussi des effets secondaires sévères. Leur emploi est réservé à des rhumatologues spécialement formés à cette thérapeutique.

Dans votre cas particulier, nous allons nous heurter à une difficulté supplémentaire, car, d’après les renseignements que j’ai trouvés sur le site internet de Safi, l’hôpital provincial Moohammed V, qui dispose de pratiquement toutes les spécialités médicales, n’a précisément pas de division de rhumatologie. Or les traitement biologiques devraient être initiés en milieu hospitalier spécialisé.

Après avoir pris connaissance de ces renseignements, je vous propose d’en discuter avec votre rhumatologue. Une réévaluation du traitement par les DMARDs pourrait probablement suffire à améliorer votre polyarthrite.

Donnez-nous de vos nouvelles. Nous restons volontiers à votre disposition.

 Votre témoignage

 

 

 | Accueil | Début Page |