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La
périarthrite scapulo-humérale est une affection très courante. Il s’agit d’une inflammation, le plus souvent d’origine mécanique, qui touche les
tendons et les bourses annexées à cette articulation de l’épaule. Un
traumatisme, même mineur, plus souvent des surcharges mécaniques (mouvements
répétés contre résistance par exemple) sont responsables. Assez souvent, c’est
le tendon du muscle sus-épineux,
« coincé » entre la tête humérale et le toit acromio-claviculaire qui
souffre : ce tendon, par nature mal irrigué, subit des transformations
dégénératives de sa structure avec des calcifications locales. Lors d’une crise
inflammatoire aiguë, ces calcifications peuvent même s’échapper et se déverser
dans la bourse sous-deltoïdienne, d’où une boursite aiguë (périarthrite aiguë hyperalgique). Mais il s’agit là d’un processus
inflammatoire local, pur, sans évolution extensive comme dans la polyarthrite
rhumatoïde et sans intervention d’un agent infectieux. Certes, une infection
articulaire peut se surajouter à l’occasion d’une intervention, comme une
injection intra-articulaire. On observe alors des signes inflammatoires
beaucoup plus évidents, avec fièvre.
Ces
quelques mots d’introduction étaient nécessaires avant de discuter du cas
particulier que vous nous exposez. Le diagnostic de périarthrite
scapulo-humérale (PSH) est un diagnostic
clinique, posé par votre médecin sur la base de son examen. Si votre
médecin a demandé un examen radiologique, c’est d’une part pour exclure une
autre pathologie, et d’autre part pour rechercher l’existence de ces
calcifications dont nous avons parlé. Les clichés permettent au radiologue de
dire si cette PSH est calcifiante ou non,
ils ne permettent pas d’annoncer que cette périarthrite est infectée. Seule une ponction articulaire
peut permettre un tel diagnostic, en
démontrant un liquide riche en leucocytes et la présence d’un germe microbien.
Il doit donc y avoir un malentendu, ou une mauvaise
compréhension du résultat énoncé. En présence de ce probable malentendu, vous
comprendrez qu’il ne nous est pas possible d’émettre un pronostic. |