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 Diagnostic

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 QUESTION 528

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Ma mère âgée de 50 ans a une périarthrite scapulo humérale, elle sort de chez son radiologue qui lui annonce : «périarthrite infectée»
ma question: quelles conséquences a cette pathologie à long terme, disparaît-elle sous traitement ?

 

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La périarthrite scapulo-humérale est une affection très courante. Il s’agit d’une inflammation, le plus souvent d’origine mécanique, qui touche les tendons et les bourses annexées à cette articulation de l’épaule. Un traumatisme, même mineur, plus souvent des surcharges mécaniques (mouvements répétés contre résistance par exemple) sont responsables. Assez souvent, c’est le tendon du muscle sus-épineux, « coincé » entre la tête humérale et le toit acromio-claviculaire qui souffre : ce tendon, par nature mal irrigué, subit des transformations dégénératives de sa structure avec des calcifications locales. Lors d’une crise inflammatoire aiguë, ces calcifications peuvent même s’échapper et se déverser dans la bourse sous-deltoïdienne, d’où une boursite aiguë (périarthrite aiguë hyperalgique). Mais il s’agit là d’un processus inflammatoire local, pur, sans évolution extensive comme dans la polyarthrite rhumatoïde et sans intervention d’un agent infectieux. Certes, une infection articulaire peut se surajouter à l’occasion d’une intervention, comme une injection intra-articulaire. On observe alors des signes inflammatoires beaucoup plus évidents, avec fièvre.

Ces quelques mots d’introduction étaient nécessaires avant de discuter du cas particulier que vous nous exposez. Le diagnostic de périarthrite scapulo-humérale (PSH) est un diagnostic clinique, posé par votre médecin sur la base de son examen. Si votre médecin a demandé un examen radiologique, c’est d’une part pour exclure une autre pathologie, et d’autre part pour rechercher l’existence de ces calcifications dont nous avons parlé. Les clichés permettent au radiologue de dire si cette PSH est calcifiante ou non, ils ne permettent pas d’annoncer que cette périarthrite est infectée. Seule une ponction articulaire peut permettre un tel diagnostic, en démontrant un liquide riche en leucocytes et la présence d’un germe microbien.

Il doit donc y avoir un malentendu, ou une mauvaise compréhension du résultat énoncé. En présence de ce probable malentendu, vous comprendrez qu’il ne nous est pas possible d’émettre un pronostic.

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