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 Diagnostic

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Errance diagnostic voilà 6 ans que je souffre de douleurs articulaires dos l5s1 coxis, épaule, talalgies, mains, poignets, pieds, fesses... hla dr4 vs=13 (très peu) fatigue, maux de tête, sable dans les yeux - dernières radios pieds hallux valgus avec déviation métatarso phalangienne (2 et 3è rayons) raideurs matin et repos + de 30 mn ceci est-il évocateur de PR ou autre ? merci, je souffre et je ne sais plus quoi faire ou croire donc je tombe dans une dépression qui n'arrange rien.

 

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Le diagnostic de certitude d’une polyarthrite rhumatoïde est une tâche difficile, comme en témoigne le nombre de questions concernant ce problème. Vous comprendrez certainement  qu’il nous est impossible de vous répondre à la place de votre rhumatologue, qui est le seul à disposer de tous les éléments pour confirmer ou infirmer ce diagnostic. Pour notre part, nous ne pourrons vous livrer que les réflexions que nous inspire votre cas, tel que vous nous l’avez présenté.

Nous vous proposons tout d’abord de vous rapporter aux réponses 10 , 14 , 20 , 23 , 289 , 307 et 403. Vous réaliserez qu’il ne faut pas parler d’errance de diagnostic, mais plutôt de diagnostic en suspens. Comme nous l’avons dit dans ces réponses, le diagnostic est loin d’être une chose facile. Il ne peut se construire que sur la base de toute une série d’arguments anamnestiques, cliniques, biologiques et radiologiques ( y compris les techniques nouvelles d’imagerie ). Le délai jusqu’à la résolution de ce problème diagnostique peut être long. Nous convenons que, dans votre cas, le délai est trop long : six ans après le début des premiers symptômes, une polyarthrite rhumatoïde, si c’en était une, aurait dû faire ses preuves.

Cette forme de rhumatisme inflammatoire, très variable dans sa présentation clinique, a pourtant des caractéristiques qui peuvent être mises en évidence par un examen clinique spécialisé : aspect des articulations douloureuses, appréciation de la mobilité de chacune d’entre elles, palpation à la recherche d’un épaississement synovial ou d’un épanchement articulaire, limitation fonctionnelle etc.. Par-dessus tout, cette maladie « vise » particulièrement certaines articulations périphériques, dont l’atteinte est en soi un argument diagnostique.

Qu’en est-il dans votre cas ? Vous nous livrez uniquement les localisations douloureuses, sans nous parlez de ce qui est visible, palpable, objectivable. Or, les maux de tête, les douleurs du dos, de la jonction lombo-sacrée, du coccyx, des fesses, des talons n’ont rien à voir avec une PR. Les hallux valgus et les déviations métatarso-phalangiennes  II et III sont banales, pour autant que les radiographies n’aient pas mis en évidence d’érosions osseuses. Les raideurs matinales sont certes courantes dans la PR, mais vous ne nous dites pas leur localisation. Nous partons du principe que des radiographies du bassin ont exclu une atteinte des articulations sacro-iliaques.

La VS n’est pas significative (avec une PR, il n’est pas rare d’avoir une vitesse longtemps normale). L’antigène HLA n’a pas de valeur diagnostique à lui seul. Actuellement, dans ces situations difficiles, on recourt volontiers à un nouveau test sanguin, la recherche des anticorps anti-CCP (voir réponse  518 ter). Une nouvelle évaluation rhumatologique est justifiée. Si une atteinte inflammatoire d’articulations périphériques est confirmée par un examen clinique spécialisé, on pourrait faire appel aux nouvelle techniques d’imagerie pour rechercher l’érosivité caractéristique de cette maladie.

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