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Comme
nous l’avons souvent écrit dans ces réponses, le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde
est difficile dans la phase initiale. Si le rhumatologue de l’Hôpital
Cochin.
(dont
la réputation dans ce domaine est excellente) vous a proposé un traitement de
Méthotrexate, c’est qu’il avait certainement plus d’arguments que ceux que vous
nous avez communiqués en faveur de ce diagnostic. Comme nous avons l’habitude
de le dire, ce diagnostic repose sur tout un faisceau d’arguments
anamnestiques, cliniques, biologiques et radiologiques. Les localisations que
vous décrivez sont caractéristiques (atteinte des extrémités, grossièrement symétrique).
Il est vraisemblable que l’examen clinique a pu mettre en évidence des synovites
articulaires et/ou tendineuses. Sur le plan biologique, la vitesse de
sédimentation moyennement accélérée parle aussi dans ce sens. Nous ne
connaissons pas les résultats de la recherche du facteur rhumatoïde et surtout
des anti-CCP. Enfin, dans ces formes débutantes, on fait appel aux nouvelles
techniques d’imagerie (IRM et/ou ultrasonographie) pour mettre en évidence les
premières érosions caractéristiques (avant qu’elles ne soient visibles sur les
radiographies classiques).
Le
problème de la rhumatologie moderne est le suivant : face à un cas suspect
de polyarthrite rhumatoïde, on ne peut
plus attendre que l’atteinte articulaire soit évidente, comme autrefois. Du
fait qu’on a actuellement des traitements efficaces, il faut donner la
préférence à un diagnostic aussi précoce que possible pour limiter les dégâts
articulaires.
Le Méthotrexate est le plus efficace et le plus
maniable des traitements de fond de première intention. Ses effets secondaires
sont connus et maîtrisables. Ses résultats seront d’autant plus appréciables
que sa mise en route sera précoce dans le cours de la maladie. |