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Le rapport radiologique que vous nous transmettez accompagne normalement
les images réalisées, il est destiné à votre médecin et donc rédigé en termes
techniques difficilement accessibles pour une personne non informée.
Bien
que nous ne soyons pas informé sur le motifs qui ont conduit à cet examen, nous
allons essayer de vous en expliquer la signification.
La
radiographie classique permet d’obtenir une image souvent très précise des
contours osseux et de la texture osseuse elle-même. En revanche, les parties
molles (muscles, cartilage, capsule articulaire) ne sont pas représentés,
puisqu’ils de contiennent (normalement) pas de calcium. Toutefois, l’image
osseuse permet de tirer certaines conclusions : un pincement de l’espace
articulaire par exemple permet de suspecter une usure cartilagineuse. D’autre
part, la radiographie classique ne permet pas d’apprécier directement
l’activité qui peut se passer au niveau osseux, par exemple l’activité anormale
due à une inflammation, à une infection ou à un processus tumoral.
La
scintigraphie osseuse est donc un complément de la radiographie classique. Elle
consiste à injecter par voie intra-veineuse un marqueur (habituellement le
pertechnétate de technétium) qui va se fixer électivement sur les zones
subissant un remaniement anormal, pour l’une ou l’autre des raisons citées.
Qu’en est-il dans votre cas particulier ? Le
rapport nous dit que, dans la phase tardive seulement (c’est-à-dire sur les
clichés pris trois heures après l’injection) il y a une accumulation modérément
augmentée du marqueur, au niveau de trois localisations très restreintes :
les facettes de l’articulation interfacettaire entre la deuxième et le
troisième vertèbre cervicale gauche, dans une moindre mesure au niveau de la
même articulation postérieure entre la quatrième et le cinquième vertèbre
lombaire gauche, ainsi qu’au niveau de l’articulation manubrio-sternale (à la
partie supérieure su sternum). Du fait qu’il s’agit d’anomalies très
localisées, sur des articulations « à risque », on en déduit tout
naturellement qu’il doit s’agir de lésions articulaires dégénératives, sans
gravité. Oublions les inflammations d’un rhumatisme inflammatoire, les
infections et bien sûr les tumeurs ! |