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La
question 596 nous a récemment confronté avec un
problème analogue. Après avoir revu toute la bibliographie à notre disposition,
nous avions cru pouvoir dire que nous n’étions pas persuadé qu’il pouvait y avoir
une relation de cause à effet entre une vaccination contre l’hépatite et
l’apparition d’une polyarthrite rhumatoïde. Nous avions pour cela deux
arguments, d’une part le fait qu’une telle vaccination, faite sur une très
grande échelle, ne peut être rendue responsable de tous les maux qui surviennent dans les années suivantes, et
d’autre part la très grande diversité des maladies attribuées à cette vaccination.
Votre
cas est différent. On vous suggère maintenant de répéter cette vaccination
parce que vous n’avez pas assez d’anticorps.
Nous
savons que, dans une première interprétation, il était dit que la durée de
protection garantie n’était que de 5 à 10 ans. Même si les anticorps de
vaccination peuvent effectivement disparaître du sérum après quelques années,
de nombreuses études ont formellement démontré la persistance de la protection
au-delà de leur disparition, grâce à l’immunité de mémoire et à sa réactivation
plus rapide (4 à 7 jours pour que des anticorps soient à nouveau présents dans
le sang) que l’incubation de l’hépatite B ( 4
à 12 semaines). Référence : European Consensus Group on Hepatitis B
Immunity. Lancet 2000, 355 (9203) :561-5.
Nous ignorons tout de votre polyarthrite « de
type inconnu ». Nous ignorons tout aussi de la corrélation entre la
vaccination et le début de l’affection rhumatismale. Mais s’il persiste chez
vous un doute quant à sa relation avec cette vaccination, il nous paraît
évident qu’il faudrait éviter de la répéter. Peut-être que la référence
ci-dessus pourrait vous aider. |