|
Dans
le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, les spécialistes se sont efforcés
de mettre au point une méthode permettant de préciser, de façon aussi objective
que possible l’activité de la maladie. La détermination de l’activité de la
maladie est en effet indispensable pour décider du traitement à instaurer, puis
pour en apprécier le résultat et finalement pour juger à long terme de
l’évolution de la maladie.
L’énoncé
des plaintes subjectives ne peut évidemment pas suffire à lui seul. Les données
de l’observation et de la palpation des articulations ne peuvent être
qu’incomplètes. Les résultats biologiques sont souvent insatisfaisants,
puisqu’ils ne montrent pas de corrélation suffisante avec l’état clinique.
Actuellement,
parmi ces méthodes, on donne la préférence au DAS 28, présenté par l’EULAR.
Cette
méthode tient compte à la fois de l’évaluation de la douleur et du nombre de synovites constatées sur 28 sites
articulaires. Ces sites sont évalués soit par mobilisation, soit par pression.
L’indice articulaire est égal à la somme de l’ensemble des scores obtenus pour
ces 28 sites. Pour chacun, l’intensité de la douleur est évaluée sur une
échelle allant de 0 à 3.
Vient
ensuite une formule mathématique qui va inclure l’indice articulaire, le nombre
des synovites et l’appréciation globale du patient. Un calculateur permet de
sortir le chiffre de référence correspondant à l’activité de la maladie au jour
de cet examen.
Cette valeur est utilisée dans certains pays pour
déterminer par exemple si un traitement par des médicaments biologiques est
justifié dans ce cas particulier. |