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D’après
votre description, vos douleurs
concernent les quatre membres, avec un caractère de brûlures, de « courant
électrique », de « cassure », de « fatigue », et avec
un horaire également nocturne. Vous ne décrivez pas de manifestations
proprement articulaires (tuméfactions, rougeurs, limitations fonctionnelles),
si bien que nous avons peu d’arguments en faveur d’un rhumatisme inflammatoire.
D’autre
part, alors que ces symptômes datent de 18 mois, vous êtes soignée depuis 7 ans
pour une thyroïdite de Hashimoto. Il
s’agit là d’une inflammation de la glande thyroïde, d’origine auto-immune, qui
peut se présenter sous la forme d’une tuméfaction de cette glande, et qui
évolue avec le temps, le plus souvent, vers une insuffisance de la glande
thyroïdienne (hypothyroïdie). C’est la raison pour laquelle vous prenez
actuellement un dérivé thyroïdien.
Faut-il
envisager une relation entre ces deux éléments ?
Pour
vous répondre, il faudrait en premier lieu connaître les résultats actuels de
l’évaluation de la fonction thyroïdienne (T3, T4, TSH) et éventuellement de la
fonction parathyroïdienne. D’autre part, a-t-on décelé à un moment de
l’évolution la présence d’anticorps anti-thyroïdiens ?
On
sait que cette maladie de Hashimoto peut être associée à d’autres maladies
auto-immunes, comme la polyarthrite rhumatoïde et le lupus érythémateux
disséminé : apparemment, les résultats biologiques ne parlent pas dans ce
sens.
Si la fonction thyroïdienne est actuellement
équilibrée, s’il n’y a pas d’anomalie de la fonction parathyroïdienne, il
faudrait alors envisager la possibilité d’une fibromyalgie, ou
poly-insertionnite, qui se manifeste précisément par une sensibilité
douloureuse aux points d’insertion tendineuse, et par des douleurs musculaires
souvent rebelles (Voir réponses 34, 197, 209, 265, 328, 354, 444 et 507) |