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A propos de la polymyalgia :

Je suis sous prednisone depuis août 2003. Les douleurs dans la nuque, les épaules, les jambes ont commencé en fait progressivement cette année-là : j’avais de la peine à sortir de ma voiture, à me mettre debout le matin, etc., et je pensais que j’étais « rouillée ».

Le diagnostic a été posé en août 2003 et j’ai immédiatement été traitée par de la prednisone, doses de 40 mg au début, puis baisse très progressive. En décembre-janvier 2003-2004, je n’étais plus qu’à 15-10 mg env., et j’ai fait une artérite temporale (survenue brutalement une nuit, diagnostique confirmé ensuite par une biopsie). Mes doses de prednisone ont été augmentées à 60 mg pendant 3 mois, puis à nouveau baissées progressivement. Or, à chaque fois que l’on atteint entre 10 et 5 mg par jour, je refais une poussée ! Actuellement, cela fait donc plus de 4 ans que je suis sous prednisone (avec prise de calcium), et je dois dire que j’en ai assez. J’ai l’impression de n’avoir aucune énergie, d’être toujours fatiguée (je dors beaucoup, min. 8 heures par nuit et parfois 10) ; tout en mangeant normalement, je prends du poids – impossible à reperdre - depuis le début de cette maladie et il me semble que mon caractère s’en ressent (je deviens de plus en plus solitaire).

Question : Est-il vrai que cette maladie peut cesser aussi brutalement qu’elle est survenue ?

 

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La polymyalgia rheumatica ( ou pseudo-polyarthrite rhizomélique ) a fait l’objet de nombreuses questions sur ce site consacré à la polyarthrite rhumatoïde. Ce fait est dû surtout à ce nom de pseudo-polyarthrite, qui montre bien certaines analogies avec la polyarthrite rhumatoïde. Mais les différences sont évidentes :

  • l’âge de début (le plus souvent supérieur à 55 ans dans la polymyalgia)
  • la localisation des douleurs (prédominance au niveau de la nuque, des épaules et des hanches dans la polymalgia)
  • l’association possible, assez fréquente avec l’artérite temporale, ou maladie de Horton
  • l’élévation très importante de la vitesse de sédimentation dans la polymalgia

Vous trouverez des renseignements complémentaires en consultant les réponses  44, 71bis, 88, 353, 360, 535 et 579. Dans votre cas particulier, nous ne connaissons pas votre âge, mais la localisation des douleurs est fortement évocatrice et l’association avec une artérite temporale a été confirmée par biopsie. Il serait intéressant de savoir si les poussées dont vous parlez étaient accompagnées d’une élévation parallèle de la vitesse de sédimentation.

Sur le plan thérapeutique, la cortisone est au premier plan, avec de faibles doses pour la polymyalgia isolée et des doses plus importantes pour l’artérite temporale.

Dans les descriptions initiales, la polymyalgia était limitée dans le temps, à un ou deux ans. Actuellement, des évolutions plus prolongées ne sont pas rares. Lorsque la cortisone seule n’arrive pas à maîtriser l’évolution, l’adjonction de Méthotrexate permet d’obtenir de meilleurs résultats tout en réduisant la dose de cortisone. Parlez-en à votre médecin, ou demandez un autre avis dans un service universitaire de rhumatologie.

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