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Les réponses 405, 560, 615, entre autres,témoignent des
difficultés du diagnostic précoce de la polyarthrite et de la difficulté, pour
les patients, de supporter cette période d’incertitude. Dans votre cas
particulier, cette période d’incertitude
est anormalement longue (six ans).
En relisant votre message, nous relevons tout d’abord
qu’une série de constatations et de symptômes que vous indiquez ne font pas partie du tableau clinique de
la polyarthrite :
- discopathies
cervicales et lombaires
- brachialgies,
sciatalgies, pygialgies (douleurs des fesses)
- talalgies
- hallux
valgus
- céphalées,
bouffées de chaleur
D’autres symptômes (aphtes, sécheresse buccale ?,
troubles oculaires de type sécheresse oculaire) pourraient être évocateurs d’un syndrome de Sjögren (Voir réponses 108, 182, 193, 260), dont l’association
avec une polyarthrite est assez fréquente.
Enfin, nous retenons la notion de déviation (cubitale) des
articulations métacarpo-phalangiennes II et III (plutôt que I et II comme
vous l’indiquez) associée à des synovites (constatées médicalement et à quel
niveau ?). Vous nous parlez de tuméfaction des parties molles des
doigts : cette constatation est
significative pour autant qu’elle soit centrée
sur les articulations métacarpo-phalangiennes et interphalangiennes proximales. Enfin, vous ne nous parlez
pas de limitation fonctionnelle de ces articulations et vous ne nous donnez pas
d’indication sur l’horaire particulier de ces douleurs des doigts.
Pour obtenir la confirmation d’un diagnostic de
polyarthrite rhumatoïde, on fait appel aux tests de laboratoire suivants :
-
tests
de l’inflammation (vitesse de sédimentation, CR-Protéine)
- tests
« spécifiques », à savoir recherche du facteur rhumatoïde, anti-CCP.
Sur le plan radiologique, la radiographie standard peut à
elle seule apporter une confirmation. A défaut, on fait appel à un examen IRM
ou à l’ultrasonographie.
Comme nos ne connaissons pas les résultats de ces
examens, nous ne pouvons pas prendre position.
Enfin, si les symptômes évocateurs du Sjögren se
confirment, il serait judicieux de rechercher la preuve d’une diminution de la
sécrétion lacrymale.
La suite nous intéresse…
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