|
La description que vous nous donnez
est très évocatrice du diagnostic de polymyalgia
rheumatica (ou pseudo-polyarthrite rhizomélique) comme vous le constaterez en
consultant les réponses 44, 71bis, 88, 274, 353, 360, 369, 535, 579.
Ce terme de pseudo-polyarthrite rhizomélique indique bien que l’affection est
d’origine inflammatoire, qu’elle peut avoir certaines analogies avec la
polyarthrite, mais qu’elle se cantonne aux articulations de la racine des
membres. Sur le plan du laboratoire, elle est caractérisée par une élévation
très importante de la vitesse de sédimentation (vous ne nous dites pas le chiffre)
et de la CRP. La preuve est apportée, comme dans votre cas par la réponse
spectaculaire à des doses modestes de cortisone. Votre âge est tout à fait
compatible avec un tel diagnostic.
Dans les mêmes réponses, vous verrez
que nous évoquons la possibilité d’une association avec l’artérite temporale (ou
maladie de Horton). Dans ce cas, on observe des maux de tête, à localisation
surtout temporale, avec parfois une tuméfaction visible de l’artère temporale
sur la tempe. Cette association mérite d’être exclue par votre médecin, en
raison des complications qu’elle peut entraîner, notamment sur le plan
oculaire, et de l’adaptation de la dose de cortisone qu’elle justifie.
Dans la polymyalgia isolée, le traitement de cortisone, à doses très
lentement dégressives, doit être
maintenu longtemps, sous contrôle de la vitesse de sédimentation, et cela
même si la réponse a été rapide et spectaculaire comme dans votre cas.
|