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Un seul test sanguin (la recherche des
anticorps anti-nucléaires dans ce cas) ne permet pas de différencier la
polyarthrite rhumatoïde (PR) du lupus érythémateux disséminé (LED).
En fait, chacune de ces maladies est diagnostiquée sur la
base de tout un faisceau d’arguments anamnestiques, cliniques, radiologiques (ou
d’imagerie) et biologiques. Ces différentes observations conduisent à des
critères de diagnostic : les listes de critères sont validées par les
sociétés internationales de rhumatologie. Suivant le nombre de critères
positifs, on aboutit à un diagnostic de certitude ou à un diagnostic de
probabilité.
Il faut savoir d’autre part :
- que, dans la polyarthrite
rhumatoïde, la sérologie lupique (donc les AAN) peut se révéler positive,
dans 10 à 20% des cas,
- que, dans le lupus, la
présence d’arthrites est possible, mais il s’agit le plus souvent
d’arthrites non érosives. On ne donnera le nom de lupus que si, en plus de
la sérologie lupique et des arthrites, on a observé d’autres
manifestations cliniques caractéristiques (atteinte cutanée, participation
viscérale, par exemple)
Enfin, le taux de 1/1280 pour les anticorps
anti-nucléaires est considéré comme significatif.
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