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Les possibilités opératoires, dans le traitement des
séquelles rhumatoïdes de l’articulation de la cheville, ont été évoquées sur ce
site dans les réponses 86, 149, 151, 159, 160, 299, 464 et 497.
Vous retrouvez dans ces réponses un point de vue purement théorique sur le choix de telle ou telle
méthode (ou le choix de l’abstention chirurgicale) lorsque l’articulation de la
cheville est lésée de façon importante par la maladie. Mais, comme vous le
savez bien, il est exceptionnel qu’une cheville soit seule atteinte. La décision finale doit prendre en compte la participation des autres articulations,
qu’il s’agisse des articulations « portantes » (celles des membres
inférieurs ) ou des articulations des bras qui seront sollicitées par l’usage
des cannes.
Il appartient à votre rhumatologue (vous êtes dans les
meilleures mains à l’Hôpital Cochin) et à votre orthopédiste de prendre ensemble la décision finale sur
le choix de la technique à utiliser. Il faut savoir que c’est surtout la
prothèse de cheville qui devra pendant quelques mois être largement
« déchargée » par l’usage de cannes. L’arthrodèse par contre sera
pendant quelques mois « protégée » par un système d’immobilisation,
si bien que la charge sur les bras pourrait être moins importante.
Nous ne connaissons pas les
diverses altérations des articulations des bras dans votre cas. Peut-être
serait-il utile de faire, avant l’intervention projetée, un essai de marche en décharge avec deux cannes « anglaises ». Nous vous
signalons que, dans les cas de polyarthrite avec atteintes d’articulations
brachiales, les cannes spéciales avec
appui horizontal sur le cubitus (le coude étant à l’angle droit et non pas
en angle obtus) sont mieux tolérées. Mais il faut reconnaître que l’effet de
décharge est moins efficace que dans les cannes utilisées habituellement pour
les traumatismes habituels d’une jambe, et que la stabilité est moins bonne. Un
essai serait donc utile. |