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 Diagnostic

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 QUESTION 673

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Je vais peut être avoir ce traitement si le bilan est bon et je me pose des questions sur son efficacité et au bout de combien de temps et surtout si efficacité cela dure combien de temps? J'ai essayé d'autres traitements sans résultats significatifs. Merci pour vos réponses

 

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Comme votre question de réfère à la question 12, nous en concluons que le traitement dont vous parlez est un  traitement dit « biologique » comme par exemple l’Enbrel (Etanercept) qui était alors à ses débuts en 2001, lorsque nous avions rédigé cette réponse.

Pour prescrire un tel traitement, il faut d’abord que votre médecin ait pu avoir suffisamment d’arguments pour poser un diagnostic de certitude de polyarthrite rhumatoïde. Les questions subsidiaires que vous nous posez laissent planer un doute…Mais nous ne connaissons pas votre anamnèse, ni votre status articulaire.

D’autre part, le diagnostic de certitude étant obtenu, il est habituel, du moins dans notre pays, de réserver ces traitements biologiques (onéreux et difficiles à manier) à des échecs de traitements de fond classiques, tels que Méthotrexate, Sulfasylazine (Salazopyrine) et Léflunomide (Arava). Mais nous ne connaissons justement pas les traitements que vous avez  reçus précédemment.

Dans ces conditions, il nous est impossible de vous renseigner de façon précise sur l’efficacité d’un traitement biologique dans votre cas particulier.

Sur le plan théorique seulement, vous trouverez des renseignements sur les traitements biologiques en consultant les réponses  12, 92, 126, 308, 333, 453, 558.

 

S’il vous plait connaissez-vous le syndrome d’hyper IgD?
Que savez-vous?
JE VOUS REMERCIE POUR VOTRE REPONSE

Cette question purement théorique, sans renseignements cliniques nous expliquant le pourquoi de cet examen, nous met dans l’embarras.

Les initiales Ig signifient Immuno-globulines, dont on sait  qu’elles sont impliquées dans les maladies à composante immunologique. Dans les examens habituels, on s’intéresse aux IgA, aux IgG, aux IgM.

Les immuno-globulines D ( IgD ) sont beaucoup moins connues. Il s’agit d’un isotype qui ne correspondrait qu’à 1% des protéines de la membrane des B Lymphocytes immatures, et qu’on retrouve en très petites quantités dans le sérum.

D’après les renseignements que nous avons pu retrouver, il existerait trois situations qui seraient accompagnées d’une hyper IgD :

  • La fièvre récurrente avec hyper IgD : il s’agit d’une maladie héréditaire de type inflammatoire, avec fièvres précédées de frissons, céphalées, adénopathies cervicales et parfois diarrhées. On pourrait retrouver dans la famille des antécédents de maladie périodique ou d’amylose.
  • Le myélome avec insuffisance rénale.
  • Le syndrome d’hyper IgD avec arthrites destructrices.

Nous avons trop peu de renseignements sur votre cas particulier pour choisir entre ces  différentes possibilités.

 

Je viens de découvrir votre site et franchement je le trouve vraiment très bien fait avec des explications très claires vraiment BRAVO !
J’ai une question sur le diagnostic.
Est-ce que si les CCP sont douteux à plusieurs reprises et des symptômes de douleurs genoux pieds, mains, poignet, asthénie +++ et des IgD très élevées, fièvre maxi 38°2, douleurs abdominales, ganglions cervicaux, peut on parler de polyarthrite rhumatoïde?
JE VOUS REMERCIE DE VOTRE REPONSE ?

Nous voici de nouveau confrontés avec le problème difficile du diagnostic de certitude de la polyarthrite rhumatoïde débutante. Nous ne pouvons que répéter que le diagnostic de cette maladie ne peut pas se résoudre avec des arguments tels que les douleurs subjectives ou les seuls résultats de laboratoire.

Les constatations objectives réalisées par un spécialiste en rhumatologie, lors d’un examen précis de l’ensemble du système articulaire (démonstration d’une synovite, d’un épanchement articulaire, d’une ténosynovite ou de nodules rhumatoïdes) sont des arguments beaucoup plus significatifs. Les examens radiologiques (complétés éventuellement par une autre méthode d’imagerie) apporteront également des arguments de poids.

Il appartient aux examens de laboratoire de confirmer l’existence d’un syndrome inflammatoire (VS, C-Réactive Protéine) ou d’apporter la confirmation par des examens plus spécifiques (recherche du facteur rhumatoïde, recherche des anti-CCP). Mais, dans ce domaine, des résultats douteux n’apportent rien.

Mais, à la fin de ce troisième message, vous nous apportez des éléments cliniques qui ne « collent » pas avec le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde. Nous n’avons pas l’habitude de voir dans une polyarthrite rhumatoïde débutante une fièvre élevée, des douleurs abdominales et des ganglions cervicaux. D’autant plus que (est-ce vraiment un hasard ?), voilà des IgD très élevées…

En plus de l’avis spécialisé du rhumatologue, un examen complet de médecins interne s’impose.

Votre témoignage

 

 

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