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Votre problème (spondylarthropathie ankylosante =
spondylite ankylosante = pelvispondylite rhumatismale = maladie de Bechterew
etc…) s’écarte des préoccupations habituelles de ce site, qui est consacré à la
polyarthrite rhumatoïde. Etant donné votre âge, nous nous faisons un devoir de
vous répondre. Nous essayerons d’être « le plus honnête possible »
comme vous nous le demandez.
Vous nous dites d’abord que vous souffrez d’une
spondylarthropathie ankylosante. Il s’agit d’une maladie qui touche les jeunes,
mais vous n’avez pas de chance, car en principe elle concerne au moins cinq
fois plus souvent les hommes que les femmes. Y aurait-il des cas semblables
dans votre famille ? Vous trouverez des détails en consultant sur ce même
site les réponses 122, 216, 520, 525. Le
diagnostic ne peut pas se baser seulement sur la mise en évidence de l’antigène HLA-B27. Il nécessite
également des images radiologiques caractéristiques.
Ensuite, vous nous dites en passant que vous avez une colopathie fonctionnelle, qui vous rend
très sensibles aux médicaments trop forts. Nous butons sur ce
renseignement : si on vous a parlé de colopathie fonctionnelle, c’est parce qu’on n’a pas trouvé de cause organique à ce problème. Mais a-t-on
fait toutes les recherches nécessaires ? Il est prouvé qu’il y a une relation très étroite entre la spondylarthrite ankylosante et les
maladies inflammatoires de l’intestin (entéropathies inflammatoires), en
particulier avec la rectocolite et
la maladie de Crohn. Voir à ce sujet les réponses
93, 244 et 415. La recherche de la preuve de l’un ou l’autre de ces diagnostics nécessite une colonoscopie
avec examen histologique. Il est évident qu’une de ces entérocolopathies expliquerait
l’intolérance aux médicaments.
Nous arrivons donc à une première conclusion : en
admettant que le diagnostic de la spondylarthrite est confirmé par des images
radiologiques caractéristiques, il faudrait maintenant préciser le diagnostic
gastro-entérologique. Cette double confirmation est nécessaire avent de
discuter d’un programme thérapeutique. Il faut ajouter un élément très
important : ces pathologies
rhumatologiques et gastro-entérologiques sont si proches qu’elles répondent aux mêmes traitements.
Certes , vous avez des raisons de vous inquiéter. Mais
l’inquiétude n’améliore rien. Il faut réévaluer la situation de façon précise
avant d’aller plus loin. Nul doute que, si cela devait être nécessaire, vous
auriez la possibilité de prendre un avis spécialisé dans un CHU.
Vous comprendrez que, dans cette situation d’incertitude,
il n’est pas possible de répondre à toutes vos questions. Votre fatigue
s’explique, parce que nous avons dit ci-dessus. Vous ne pouvez pas rester sans
traitement, car il y a des traitements efficaces, après précision du
diagnostic. Les poussées sont des poussées inflammatoires, qui peuvent toucher
aussi bien la colonne que l’intestin : elles peuvent être révélées par
l’évolution de la vitesse de sédimentation entre autres. Les centres
anti-douleurs ne sont pas indiqués dans cette situation, de même que le fitness
ou le sport, mais une gymnastique spécialisée, adaptée à votre état douloureux
est justifiée pour éviter un enraidissement vertébral….
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