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Le facteur rhumatoïde et les anticorps anti-CCP sont tous
les deux des tests de confirmation du diagnostic de
polyarthrite rhumatoïde, diagnostic qui avait été évoqué sur le plan clinique. Ces tests quantitatifs ne peuvent pas être
utilisés pour apprécier l’activité
de la maladie. A la rigueur, l’évolution de la vitesse de
sédimentation est plus utile que les
tests que vous avez cités.
Or, l’appréciation
de l’activité de la maladie est indispensable pour le « pilotage » du
traitement médicamenteux. Pour
apprécier cette activité, l’énoncé des plaintes subjectives ne peut évidemment
pas suffire. Actuellement parmi les différentes méthodes qui ont été proposées,
les spécialistes s’accordent sur le plan international (EULAR) pour donner la
préférence au DAS 28 (Voir
réponse 604).
Cette méthode tient compte à la fois de l’évaluation de la douleur et du nombre de
synovites constatées sur 28 sites articulaires. Le chiffre qui est fourni par
le calculateur correspond, de façon aussi objective que possible, à l’activité
de la maladie au jour de l’examen. Cette même valeur est utilisée dans certains
pays pour déterminer par exemple si un traitement par des médicaments biologiques
(comme le Remicade) est justifié dans le cas particulier.
En ce qui vous concerne,
nous constatons que vous avez suivi une gradation tout à fait habituelle dans
les traitements de fond. Toutefois, pour ce qui est du Methotrexate, il est
habituel de commencer par la voie orale, puis si nécessaire de passe aux
injections. Avant de conclure à un échec de ce traitement, il faudrait, s’il
n’y a pas de phénomènes d’intolérance, essayer de porter la dose hebdomadaire à
20 ou même 25 mg par semaine. |