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Nous avons eu quelques difficultés pour interpréter votre
message.
Lorsque vous dites que la maladie a été décelée récemment
et qu’auparavant on avait diagnostiqué une spondylarthrite ankylosante, nous croyons pouvoir comprendre que c’est un diagnostic de polyarthrite
rhumatoïde qui est venu remplacer celui
de spondylarthrite ankylosante. Cette interprétation est-elle
correcte ? Effectivement, la spondylarthrite ankylosante concerne surtout
les hommes jeunes et atteint en priorité les articulations de la colonne
vertébrale.
Dans votre cas particulier, il nous manque beaucoup de données
anamnestiques et d’arguments, tirées de l’examen clinique, de l’examen des
radiographies et de l’étude des données du laboratoire pour affirmer ce diagnostic de polyarthrite.
Quoi qu’il en soit, l’atteinte
anatomique de ces articulations a dû être sévère pour qu’on en soit venu à
procéder à une greffe de cartilage du genou gauche (on a vraisemblablement pu
faire à cette occasion une histologie de la membrane synoviale) et à vous
proposer à 34 ans une prothèse des deux genoux.
Un autre élément nous surprend dans
votre anamnèse, c’est la survenue à 33 ans d’un AVC (= Accident Vasculaire
Cérébral). Est-ce bien exact ? Quelles sont les manifestations et quelles
sont actuellement les séquelles ? Si ce diagnostic est exact, on ne peut
pas voir une relation de causalité avec la polyarthrite.
Sur le plan thérapeutique, vous ne
nous parlez que du Durogésic (administration par un dispositif transdermique de
Fentanyl = analgésique morphinomimétique)
et d’Actiskénan (sulfate de morphine
en gélules de 5mg). Il s’agit dans les deux cas de médicaments antalgiques très
puissants, mais qui n’agissent pas sur la maladie elle-même, à savoir sur une
polyarthrite.
Les lignes qui précèdent
vous expriment notre embarras. Mais nous souhaiterions vous aider. En premier
lieu, il conviendrait de réunir les
arguments anamnestiques, cliniques,
radiologiques et biologiques qui, par leur confrontation, permettraient
d’arriver à un diagnostic de certitude
(Voir réponses 560, 615, 617, 620, 630,
633, 637, 649, 651, 683). Dans un second temps, si le diagnostic de polyarthrite
est confirmé, il faudrait absolument, avec
l’aide d’un rhumatologue, déterminer un programme thérapeutique. Car il existe des traitements de fond
efficaces, pour la polyarthrite. Nous
restons à votre disposition, même si nous ne savons pas où vous habitez. |