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La lecture de ce site démontre que,
pour ce qui est de la polyarthrite rhumatoïde, il y a deux problèmes majeurs.
Le premier est celui du diagnostic de
certitude de la maladie. Le second est celui du choix et du suivi du traitement médicamenteux.
Dans votre cas particulier, nous admettons que le
diagnostic de certitude a pu être posé, même si vous ne nous apportez pas de
détails sur ce plan.
En ce qui concerne le traitement, il importe de faire la
différence entre les médicaments
anti-inflammatoires et antalgiques (qui ne font que diminuer les phénomènes
inflammatoires et la douleur, quelles qu’en soit les causes) et les traitements
qui ont l’ambition d’agir sur la polyarthrite elle-même, sur son évolution pour
être plus précis. Ces derniers sont classés sous le nom de traitements de fond.
Dans la première catégorie, vous avez reçu du Medrol, qui est un dérivé de la
cortisone, vraisemblablement à la dose de 4 mg par jour, puis de l’Apranax, anti-inflammatoire et
antalgique non cortisoné (en arrêtant le Medrol ?).
Comme traitement de fond, on vous a donné pendant près de
trois ans du Plaquenil,
anti-malarique qui a démontré une certaine efficacité dans la polyarthrite,
mais qui a été par la suit un peu délaissé avec l’apparition de traitements
plus actifs. La Salazopyrine (sulfasalazine) est un de
ceux-ci, mais il faut compter plusieurs semaines pour que ses effets se
manifestent.
En consultant les réponses 143, 306,
327 et 370, vous verrez qu’il y a en fait tout un arsenal de traitements de
fond. Mais il faut dire que ces médicaments sont d’autant plus difficiles à manier qu’ils sont plus efficaces.
Certains sont même réservés à des centres spécialisés. Les traitements
biologiques, d’utilisation récente, ne peuvent être administrés qu’après échec
des traitements classiques.
En fait, votre message ne
nous permet pas de savoir où vous habitez. Nous
ne savons pas si vous avez la
possibilité d’avoir accès à un centre spécialisé de rhumatologie, ce qui
permettrait une évaluation précise de la sévérité de votre maladie
articulaire. Un avis spécialisé pourrait préciser aussi l’efficacité des
traitements appliqués grâce à des bilans réguliers. |