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Dans ces réponses, nous avons souvent dit que le
diagnostic de certitude de la polyarthrite rhumatoïde était difficile. Mais
nous pouvons dire aujourd’hui que le
diagnostic de certitude de la
fibromyalgie est encore plus difficile que celui de la polyarthrite ( Voir réponses 34
, 197 , 209 , 265 , 328 , 354 , 44 , 507 , 600 et 633 ).
La fibromyalgie est caractérisée par une douleur
généralisée et chronique du système ostéo-articulaire. Elle peut s’accompagner
de toute une constellation de perturbations essentiellement subjectives (fatigue,
troubles du sommeil, sentiment de détresse, céphalées, manifestations
digestives et urinaires d’allure fonctionnelle). L’affection est connue dès
1904 sous le nom de fibrosite. Ce n’est que depuis les années 70 que
l’affection se précise avec l’apparition de critères de diagnostics : les
« tender points » correspondent à des sites musculaires et à des
zones d’insertion particulièrement sensibles à une pression appliquée à l’aide
d’un doigt. Avec les années, d’autres dénominations apparaissent. Les
expressions suivantes sont plus ou moins des synonymes : polyinsertionite,
SPID (syndrome polyalgique idiopathique diffus), polyenthésopathie, totalgie,
tendomyopathie généralisée, rhumatisme des tissus mous etc…
Les critères ACR
1990 sont les suivants :
- Douleur généralisée
intéressant l’axe du corps (rachis ou paroi thoracique antérieure), les
hémicorps droit et gauche, à la fois au-dessus et au-dessous de la taille,
et durant depuis au moins trois mois.
- Douleur à la palpation
d’au moins 11 points, parmi 18 points anatomiques déterminés.
- Il faut ajouter à ces
critères qu’il n’y a pas d’anomalie décelable dans les résultats de
laboratoire ni dans les clichés radiologiques.
Il est impossible pour nous de vous exposer un programme
thérapeutique pour vous en « débarrasser », comme vous dites. Il n’y
a pas une recette unique, mais une attitude globale qui essaiera de traiter non
seulement la douleur en elle-même, mais aussi votre attitude face à cette
douleur.
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