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Du fait que nous ne disposons d’aucun renseignement
précis sur les manifestations de votre maladie, nous ne pouvons vous donner
qu’une réponse générale.
Le terme de synoviorthèse
recouvre les différentes interventions caractérisées par l’injection directe du
produit thérapeutique dans la cavité articulaire, ce qui correspond à un
traitement local, dirigé.
On peut ainsi injecter par voie intra-articulaire :
- un dérivé de cortisone avec une longue durée d’action
(« synoviorthèse cortisonique »)
- une solution d’acide osmique (« synovectomie
chimique »)
- un produit radioactif (Yttrium, Rhenium, Erbium suivant les
dimensions de l’articulation), correspondant à une synovectomie
radio-isotopique.
Ces traitements locaux ne
peuvent être utiles qu’au plan local.
A l’exception peut-être de l’injection
de dérivé cortisonique, ils ne peuvent pas avoir d’effet sur l’ensemble des
manifestations de la maladie.
Ces différentes possibilités thérapeutiques avaient
néanmoins une utilité à titre de complément d’un traitement général (Voir les
réponses 196, 249, 286, mais nous
n’avons plus eu de questions sur ce sujet depuis 4 ans…)
Il est vraisemblable que l’apparition des traitements dits biologiques a limité les indications des synoviorthèses. D’autre
part, il est devenu difficile d’obtenir des dérivés cortisonés injectables à
longue durée d’action. En France, à notre connaissance, l’absence
d’autorisation de mise sur le marché à des fins thérapeutiques de l’acide
osmique a limité l’utilisation de ce produit.
Il résulte de ce qui précède que l’indication à une
synoviorthèse doit être discutée de façon précise. Qu’il s’agisse d’acide
osmique ou de radio-isotope, il faut absolument éviter les risques de fuite extra-articulaire (intervention spécialisée,
technique précise, immobilisation de trois jours). Enfin et surtout, le risque
d’irradiation des ovaires doit être évalué : à notre connaissance,
l’injection intra-articulaire de radio-isotopes n’était pas autorisée
au-dessous de 45 ans. Cette prescription a-t-elle changé ?
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