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La localisation douloureuse
que vous décrivez (mains, poignets, épaules, genoux et chevilles) est très
caractéristique d’une polyarthrite, maladie qui concerne souvent les femmes
jeunes. Comme vous pourrez le constater en consultant sur ce même site les
réponses 405, 560, 615, 709, 718, 752, 756 et 761 , ce diagnostic précoce de
la polyarthrite, au stade initial, se révèle très difficile. A notre avis,
l’histoire de la maladie, le caractère et la localisation des douleurs et les
constatations faites lors de l’examen spécialisé de l’ensemble du système
articulaire ont beaucoup plus de poids que les données du laboratoire et de
l’imagerie.
Dans votre message, beaucoup d’éléments nous manquent.
Nous relevons toutefois un élément essentiel : l’élévation importante de
la vitesse de sédimentation suffit à confirmer que vous avez un rhumatisme inflammatoire. Il était donc tout à
fait logique que l’un de vos rhumatologues admette le
diagnostic de polyarthrite rhumatoïde et vous prescrive un traitement
correspondant à ce diagnostic. Le fait que le facteur rhumatoïde et les
anti-CCP ne soient pas présents à un titre anormal ne correspond pas à un
facteur d’exclusion. Il en est de même pour le résultat des radiographies. Les
images caractéristiques de la polyarthrite n’apparaissent pas dans les débuts
de la maladie. Toutefois, l’IRM et l’ultrasonographie peuvent apporter des
confirmations plus précoces que la radiographie classique.
Un autre rhumatologue a eu son attention attirée par des
anticorps anti-nucléaires trop élevés, ce qui l’a conduit à évoquer la
possibilité d’un lupus. Mais, dans votre bref rapport, nous ne trouvons pas
d’arguments cliniques en faveur d’un tel diagnostic.
Pour porter un
jugement plus précis et répondre à vos
questions, il faudrait avoir des renseignements plus précis sur l’état objectif
des articulations touchées, sur l’effet clinique du traitement médicamenteux
entrepris et aussi sur l’évolution de la vitesse de sédimentation sous ce
traitement. D’autres thérapeutiques sont en réserve. |