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 Diagnostic

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 QUESTION 775

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Merci de m'avoir répondu, et quoiqu'il en soit j'ai tout de même une petite question. Mon mari, âgé de 57 ans souffre depuis plus d'un an d'une ppr. Celle-ci a été diagnostiquée en milieu hospitalier, et dès cet instant, on lui a administré de fortes, trop fortes doses de cortisone, ceci a induit un diabète. Au bout d'un an les doses ont été baissées, jusqu’à l'hydrocortisone qu'il prend toujours. Les douleurs sont revenues comme au début. Il est aujourd'hui suivi par un rhumatologue de l'institut arnault dszank, et on en est toujours à des surrénales qui ne repartent pas et des douleurs journalières et constantes. Nous n'arrivons pas à nous en sortir, ce sont des douleurs des membres supérieurs, inferieurs et parfois du bassin. A ce jour, on ne nous a proposé aucun traitement pour ça, sauf du colchimax, qui paraît-il a parfois des effets bénéfiques. Un peu du bricolage quoi...est-ce que cela peut créer une algodystrophie? Je sais qu'il ne faut pas trop lire ce qui se dit sur internet, mais on se sent tellement impuissants...Existe-t-il des centres de rhumatologues spécialisés dans la ppr y a t-il ou pas des traitements une fois que la cortisone a été arrêtée????

 

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La pseudo-polyarthrite rhizomélique (ppr dans votre message) concerne habituellement les patients âgés de 60 ans et plus. Vous trouverez des renseignements détaillés sur cette affection en consultant les réponses  44, 71, 88, 353, 360, 535, 579, 612, 621 et 646.

Le diagnostic est souvent difficile. Comme vous pourrez le voir dans la réponse 646, ce diagnostic peut être confirmé par l’efficacité remarquable de la prednisone à petites doses, tandis que les fortes doses (vous nous ne dites pas les doses reçues) peuvent faire errer le diagnostic, car elles « effacent tout ».

Il est clair que les traitements prolongés de cortisone à fortes doses ont des effets secondaires, tels que la survenue d’un diabète éventuellement ou une ostéoporose. Par contre, l’algo-dystrophie, telle qu’on l’observe dans les suites d’un traumatisme ou d’une affection neurologique, va concerner par exemple une épaule et une main d’un côté, ou une hanche et un pied d’un côté.

Il est difficile de faire un diagnostic rétrospectif avec les éléments que vous nous donnez. Il serait surtout important de savoir si cette ppr était liée à une artérite temporale.

A ma connaissance, il n’y a pas de centres spécialisés dans la ppr. Il s’agit d’une maladie qui est maintenant bien connue des rhumatologues. Les cas les plus difficiles sont pris en charge dans les services de rhumatologie des CHU et bien entendu dans les services parisiens, par exemple de Cochin ou de Lariboisière.

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