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Le syndrome de
Gougerot-Sjögren primitif (ou syndrome de Sjögren, ou syndrome sec) est
habituellement classé dans le groupe des
connectivites ( ou maladies inflammatoires du collagène ), à côté de la
polyarthrite, du lupus érythémateux, de
la sclérodermie, des polymyosites, des vascularites etc…
Dans la forme dite primitive de ce syndrome, la
symptomatologie lacrymo-salivaire est au premier plan, elle est le motif de la
consultation médicale. Les symptômes peuvent être multiples :
- diminution
de la sécrétion lacrymale
avec kérato-conjonctivite sèche (confirmée par le test de Schirmer)
- diminution
de la sécrétion salivaire
avec sécheresse de la bouche et tuméfaction éventuelle des glandes salivaires
(ce qui correspond aux parotidites
à répétition que vous signalez)
- inflammation des glandes
trachéo-bronchiques avec toux sèche
- atteinte éventuelle du
tube digestif et de ses annexes.
Si ce tableau correspond au syndrome
de Sjögren primaire (ou primitif), il faut savoir qu’on parle aussi de syndrome
de Sjögren secondaire lorsque ces mêmes symptômes apparaissent chez les
patients atteints de polyarthrite rhumatoïde
(objet principal de ce site). Les statistiques nous apprennent que, sur un collectif de polyarthrites, 50 à
60% des patients présentent des signes d’atteinte lacrymo-salivaire. Ce sont
des processus immunologiques voisins qui peuvent expliquer l’inflammation
chronique des glandes salivaires, des glandes lacrymales et de la synoviale
articulaire. Il faut admettre qu’il existe une association fréquente entre ces
différentes manifestations.
Les critères de diagnostic du Sjögren
ont été précisés en 2006 aux journées du centre Viggo-Petersen par Hayem, Roux
et Meyer :
- Critères
buccaux : sensation de bouche sèche, gonflement(s) de la glande parotide,
besoin de liquide pour avaler les
aliments secs.
- Critères
oculaires : sensation de sécheresse oculaire, diminution de la sécrétion
lacrymale attestée par le test de Schirmer.
- Confirmation
de l’atteinte salivaire par la scintigraphie parotidienne et salivaire.
- Biopsie
des glandes salivaires accessoires (on ne fait pas de biopsie de la parotide
elle-même) : démonstration de la sialadénite sur la base d’un score défini.
- A
l’examen sanguin, présence d’auto-anticorps anti-SSA et SSB (il faut dire que
les anti-SSB sont moins souvent présents que les anti-SSA)
Dans votre cas particulier,
nous ne savons pas si vous avez des manifestations articulaires. Mais les
éléments que vous nous donnez confirment
le diagnostic de syndrome de Sjögren
primaire, même en l’absence de preuve histologique ou scintigraphique.
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