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J'ai une PSH plus importante à gauche qu'à droite, mais c'est la gauche qui a commencé à me faire souffrir énormément en 2007. On m' a fait deux infiltrations au résultat très positif quant à la douleur. Pour l'impotence fonctionnelle j'ai eu droit à 45 séances d'une kiné spécialisée dans l'épaule et le dos, et le résultat a été spectaculaire: j'ai retrouvé la presque totale mobilité de l'épaule et plus de douleur. Deux ans après, douleur des deux épaules, surtout à droite cette fois. Une infiltration et les mouvements que je fais tous les jours chez moi, m'ont permis de ne plus avoir mal et de garder la mobilité presque totale. Mais les calcifications sont toujours là. J'ai, d'autre part, de l'arthrose cervicale pratiquement à tous les disques: ces PSH peuvent-elles venir de là? Merci de me renseigner, j'en ai mare de souffrir, car j'ai 60 ans et j'ai de l'arthrose un peu partout. A bientôt de vous lire.

 

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Il faut préciser tout d’abord la différence qui existe entre la polyarthrite, objet principal de ce site, et la périarthrite, particulièrement la périarthrite scapulo-humérale (ou p.s.h.). Dans le premier cas, il s’agit d’une maladie générale, touchant le plus souvent de nombreuses articulations, maladie souvent sévère et nécessitant de lourds traitements. Par contre, sous le nom de périarthite scapulo-humérale, on retrouve divers problèmes locaux, concernant non pas l’articulation elle-même, mais son enveloppe fibreuse (sa capsule, donc capsulite) ou les insetions tendineuses et les tendons eux-mêmes (tendinites, tendinopathie). L’origine de ces altéraions relève de processus dégénératifs, favorisés par des traumatismes ou des micro-traumatismes professionnels, ou encore par de petites anomalies anatomiques. Il s’agit donc bien d’un problème local  et non pas d’une maladie généralisée (comme la polyarthrite).

Dans votre cas particulier, vous nous parlez de calcifications. Nous ne savons pas s’il s’agit de calcifications de certains trajets tendineux (par exemple du tendon du sus-épineux, ce qui donne une calcification linéaire entre le toit acromial et la tête humérale), ou de calcifications de la bourse sous-acromiale (volumineuse calcification coiffant le trochiter), ou encore de calcifications cartilagineuses sous forme d’un fin liseré doublant le contour de la tête humérale (cette fois, il s’agit de dépôts calcaires à la surface du cartilage).

Parmi les diverses formes de périarthrite, il faut souligner que la tendinite du sus-épineux  et la boursite sous-acromiale limitent le mouvement d’abduction du bras, sans toucher aux mouvements de rotation. A l’inverse, l’atteinte de la capsule (capsulite rétractile) limite de façon importante tous les mouvements de l’épaule. Dans votre cas particulier, nous n’avons pas de précision sur ce point.

Mais venons-en  à l’arthrose cervicale, très fréquente, liée à l’âge, éventuellement aussi aux micro-traumatismes professionnels. A notre avis, il n’y a pas de lien entre les deux : on ne peut pas dire que c’est l’arthrose cervicale qui est responsable de vos périarthrites scapulo-humérales. Pour répondre à vos inquiétudes, nous dirons pour finir qu’il y a des médicaments qui sont susceptibles d’influencer favorablement le cours de l’arthrose, en particulier les dérivés du chondroïtine-sulfate, complétant ainsi les effets de la kinésithérapie.

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