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Le tableau douloureux que vous décrivez est peu
caractéristique : on retrouve des arguments en faveur d’un rhumatisme
inflammatoire du type de la polyarthrite (avec douleurs matinales des doigts et
des chevilles), mais aussi des douleurs cervicales, lombaires et fessières qui
évoqueraient plutôt une spondylarthrite (rare chez la femme).
Vous nous dites
que les différents examens sanguins n’ont mis en évidence que le
HLA-B27. Qu’en est-il des tests de l’inflammation (vitesse de sédimentation, CRP) ?
Pour ce qui est du HLA-B27, il faut dire qu’il est présent dans 7 ou 8% de la
population, mais qu’il est plus fréquent dans les cas de spondylarthrite.
Nous ne connaissons pas le résultat des radiographies
standard, mais la scintigraphie aurait montré des hyperfixations
« modérées » au niveau des articulations douloureuses. Il faut savoir
que la scintigraphie osseuse n’est pas « spécifique » d’une maladie
rhumatismale, elle ne fait que refléter une accentuation de la circulation
sanguine à cet endroit. Par contre, l’IRM ou l’ultrasonographie peuvent apporter des arguments précieux en
démontrant des lésions spécifiques.
Vous évoquez maintenant le diagnostic de pustulose palmo-plantaire et celui de rhumatisme psoriasique, sans que nous
en connaissions la justification. A-t-on constaté des lésions cutanées
caractéristiques ? Ces lésions ont-elles été authentifiées par un
spécialiste en dermatologie et confirmées par un examen histologique ?
Certes, il peut y avoir une relation entre ces
manifestations cutanées et un rhumatisme inflammatoire :
- psoriasis
cutané et polyarthrite psoriasique (Voir réponses 109, 119,
142, 180, 346, 750)
- pustulose
palmo-plantaire et syndrome de SAPHO (Voir réponses 357 et 650)
Avec les arguments que vous nous donnez, nous ne
pouvons pas vous en dire plus. |