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Le syndrome de
Sjögren porte le nom de l’ophtalmologiste suédois qui le décrivit en 1933.
En France, on utilise de préférence le nom de syndrome de Gougerot-Sjögren ou syndrome de
Gougerot, par référence au dermatologue français qui en avait rapporté
plusieurs observations dès 1926. Ce syndrome est caractérisé par une
infiltration lympho-plasmocytaire des glandes
lacrymales et salivaires. Il en résulte une sensation de sécheresse oculaire,
avec une diminution objectivable de la sécrétion lacrymale (xérophtalmie) et
une sensation de bouche sèche, avec une diminution également objectivable de la
sécrétion salivaire. Lorsque l’affection est ainsi limitée, on parlera de syndrome sec ou de syndrome
de Sjögren primaire (ou primitif).
Par contre, on parle de syndrome de Sjögren secondaire lorsque les
symptomes ci-dessus sont associés à des manifestations extra-glandulaires, dans
le cadre d’une maladie inflammatoire plus généralisée du tissu conjonctif,
telle que la polyarthrite rhumatoïde, objet principal de ce site. A ce sujet,
vous pouvez consulter sur ce site les réponses
108, 182, 193, 260, 516, 770, 786
et 797.
Mais venons-en à votre cas particulier. A vous lire, vous n’auriez présenté qu’une sécheresse buccale nocturne, passagère.
On s’étonne alors que ce seul symptome ait conduit à une biopsie de glande
salivaire, à un IRM (de quelle localisation ?) et à des investigations
sanguines. N’y a-t-il pas eu d’autres manifestations, locales ou
générales ?
Dans l’ignorance de ces éventuelles autres
manifestations, je suis très emprunté pour répondre à votre question précise.
Je dirai qu’il n’y a pas de raison de traiter une xérostomie déjà effacée. Si
votre rhumatologue propose quand même un traitement, c’est vraisembablement
parce qu’il dispose d’autres arguments anamnestiques ou cliniques, arguments
que nous ne connaissons pas.
Nous restons à votre disposition. |