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 QUESTION 817

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On a diagnostiqué un Syndrome de Gougerot dans la biopsie de la glande salivaire. Rien dans l'IRM, rien dans les analyses de sang. Pas de symptômes si ce n'est une sécheresse bucale nocturne il y a qq mois mais que le généraliste croit venir d'ailleurs (elle a disparu d'ailleurs). Il serait partisan de ne pas faire de traitement, le rhumatologue oui. Qu'en pensez-vous?

 

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Le syndrome de Sjögren porte le nom de l’ophtalmologiste suédois qui le décrivit en 1933. En France, on utilise de préférence le nom de syndrome de Gougerot-Sjögren ou syndrome de Gougerot, par référence au dermatologue français qui en avait rapporté plusieurs observations dès 1926. Ce syndrome est caractérisé par une infiltration lympho-plasmocytaire des glandes lacrymales et salivaires. Il en résulte une sensation de sécheresse oculaire, avec une diminution objectivable de la sécrétion lacrymale (xérophtalmie) et une sensation de bouche sèche, avec une diminution également objectivable de la sécrétion salivaire. Lorsque l’affection est ainsi limitée, on parlera de syndrome sec  ou de syndrome de Sjögren primaire (ou primitif).

Par contre, on parle de syndrome de Sjögren secondaire lorsque les symptomes ci-dessus sont associés à des manifestations extra-glandulaires, dans le cadre d’une maladie inflammatoire plus généralisée du tissu conjonctif, telle que la polyarthrite rhumatoïde, objet principal de ce site. A ce sujet, vous pouvez consulter sur ce site les réponses  108, 182, 193, 260, 516, 770, 786 et 797.

Mais venons-en à votre cas particulier. A vous lire, vous n’auriez présenté qu’une sécheresse buccale nocturne, passagère. On s’étonne alors que ce seul symptome ait conduit à une biopsie de glande salivaire, à un IRM (de quelle localisation ?) et à des investigations sanguines. N’y a-t-il pas eu d’autres manifestations, locales ou générales ?

Dans l’ignorance de ces éventuelles autres manifestations, je suis très emprunté pour répondre à votre question précise. Je dirai qu’il n’y a pas de raison de traiter une xérostomie déjà effacée. Si votre rhumatologue propose quand même un traitement, c’est vraisembablement parce qu’il dispose d’autres arguments anamnestiques ou cliniques, arguments que nous ne connaissons pas.

Nous restons à votre disposition.

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