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 Traitements Médicamenteux

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Bonjour,
j'ai donc 22 ans et je suis atteints de PR depuis le mois de juillet. J'ai passé plusieurs examens (clinique Avicenne a Bobigny ) pour au final en déduire que j'étais atteint de PR (facteurs rumathoïdes ) .
J'ai alors commencé un traitement (cortancyl 20mg, Actonel, DiffuK, Cacit D3, Methotrexate, et spéciafoldine ). J'ai réduit les doses de cortisone de 1mg tous les 15 jours. Je suis actuellement à 10 mg par jour (je n'arrive pas à descendre plus, les douleurs paraissant revenir en dessous de cette dose). Les douleurs sont maintenant relativement faibles (bien que parfois des poussées arrivent et me relancent des douleurs assez importantes (l'origine des poussées m'est inconnue ).
Certes mon inflammation a énormément diminué, mais elle reste encore présente (vitesse de sédimentation et Protéine C réactive encore importants ).
En visitant votre site, j'ai l'impression que le traitement que j'ai n'est pas forcément le meilleur. J'entends parler de médicaments, dont mon docteur (que j'ai pourtant longuement questionné ), ne m'a pas parlé. Pourriez-vous m'expliquer les médicaments existant et dans quels cas les utiliser. Et si à mon stade et étant donné le traitement que j'ai semble approprié. Pensez- vous que mon traitement pourrait être amélioré par d'autres médicament plus d'actualité
Merci

Ps: pour information, ma maladie s'est déclenchée après une compétition de judo avant laquelle j'ai fait un régime assez (très ) sévère et privatif. J'ai aussi perdu ma mère dans l'année (choc psychologique ). Pensez-vous (ou existe-t-il des personnes ) que le fait d'aller voir un psychologue peut aider à une rémission de la maladie ? J'ai vu une osthéopate, qui m'a expliqué que le déclenchement de la maladie peut être psychologique (vous même dans votre site en parlez ).

Merci encore pour votre réponse

 

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Les anamnèses des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde nous ont appris la fréquence des traumatismes physiques (accidents, opérations) ou psychiques (deuil, séparation, etc.) dans la période précédent l'éclosion de la maladie. Les facteurs psychologiques jouent certainement un rôle dans certains cas de cette maladie organique qui, une fois déclenchée, va évoluer pour elle-même. On ne peut donc pas espérer qu'un psychologue, si puissant soit-il, puisse refaire le chemin inverse et obtenir une rémission ou une annulation de la maladie organique. En revanche, et si vous en sentez la nécessité, il peut vous aider à accepter certaines contraintes ou certaines frustrations, à mieux tolérer certaines douleurs ou certains effets secondaires du traitement.

Vous nous demandez d'autre part notre opinion sur votre traitement actuel. Il faut savoir qu'il n'y a pas une « recette » unique. Le plan de traitement ne peut être fixé qu'après un examen détaillé réalisé par un spécialiste : status articulaire complet, inventaire des articulations touchées, évaluation de la composante inflammatoire, examen radiologique, examens biologiques, antécédents, examens fonctionnels des autres systèmes, etc.

Il n'y a donc pas un traitement pour la polyarthrite, mais un plan thérapeutique pour votre polyarthrite.

Ceci étant dit, nous pouvons faire les remarques suivantes :

  1. Dans votre cas, on a introduit d'emblée la cortisone, vraisemblablement en raison de l'importance de la composante inflammatoire. Il est habituel que la « désescalade » soit longue et difficile.
  2. Très justement, on a introduit comme premier traitement de fond le Methotrexate qui est actuellement considéré comme le traitement de première ligne le plus efficace et le mieux toléré.
  3. Il appartient à votre médecin d'évaluer la réponse à ce traitement en comparant les données initiales et actuelles concernant le status articulaire et les examens biologiques.
  4. Ce n'est qu'après 6 à 12 mois de traitement qu'on pourrait conclure à un échec du Methotrexate et envisager le passage à un autre traitement, par exemple Léflunomide = Arava® (voir réponses aux questions 11 et 29) et anti-TNF alpha (voir question 12 sur le même site).

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