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Lorsque nous avons répondu à cette question 12, au
début de l’année 2001, les traitements dits biologiques faisaient leurs
premiers pas aux Etats Unis et en Suisse, sous la forme de l’Enbrel (Etanercept),
le premier de la famille des anti-TNF
alpha. Depuis lors, de nombreux autres traitements ont été expérimentés et
introduits, non seulement dans la famille des anti-TNF, mais aussi des
anti-IL1, anti-CD20, anti-IL-6 etc…
Les sociétés spécialisées ont émis leurs
recommandations, plus particulièrement le Collège Américain de Rhumatologie. Il
ne fait aucun doute que ces nouveaux médicaments ont révolutionné la prise en charge des patients atteints de
polyarthrite rhumatoïde. Mais il est
juste de préciser qu’un tel traitement n’est pas à appliquer à chaque cas de
PR.
Une fois le diagnostic
confirmé, et les facteurs de mauvais pronostics recensés, il est recommandé
d’utiliser en première intention les traitements
dits conventionnels, qui ont depuis longtemps fait leurs preuves, à savoir
le Méthotrexate (Ledertrexate), seul
ou en association avec un autre traitement de fond. Tel que par exemple la Salazopyrine. Les résultats ne se
baseront pas uniquement sur la régression des douleurs, mais surtout les
constatations objectives faites par le rhumatologue, sur les tests d’activité
de la maladie (DAS 28) et sur les résultats biologiques (VS, C-RP). Cette
évaluation périodique permettra de fixer la deuxième étape éventuelle. En
principe, ce n’est qu’en cas d’échec démontré des traitements conventionnels
qu’il est justifié de passer à un traitement dit biologique.
Mais venons-en à votre cas particulier. Tous d’abord,
vous dites que vous êtes « effrayée » par le nombre de médicaments à
prendre. En fait, vous recevez uniquement un anti-inflammatoire non stéroïdien
(sans cortisone), et deux médicaments de fond (Methotrexate et Salazopyrine (le
Folvite = acide folique n’est qu’un médicament de protection administré
systématiquement avec le Méthotrexate). Votre médecin a peut-être des motifs
que nous ne connaissons pas, pour envisager le passage aux anti-TNF, peut-être une
accentuation des signes biologiques de l’inflammation ?
D’autre part, il y a peut-être un malentendu au sujet du contrôle
pulmonaire : une radiographie pulmonaire est exigée avant un traitement
anti-TNF, pour exclure une tuberculose latente, qui pourrait être aggravée par
un tel traitement. Certes, il eut y avoir d’autres effets secondaires avec une
médication aussi puissante que ces anti-TNF. Ces effets secondaires doivent
alors être mis en balance avec les bénéfices qu’apporte ce traitement, pour
autant que ce choix soit justifié, comme nous le disions précédemment. |